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LaPlaza - Centre d'achats en ligne
28 avril 2016 - 15:45 | Mis à jour : 16:32

François Charron réitère l’importance d'avoir un commerce en ligne pour les PME

Sébastien Roy

Par Sébastien Roy, Journaliste

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En collaboration avec Julio Trépanier

Le chroniqueur spécialiste du Web, François Charron, tenait une conférence sur l’importance de vendre en ligne pour les petites et moyennes entreprises (PME) hier soir à Saint-Georges devant une salle comble au Resto-bar l’Index.

D’entrée de jeu, M. Charron indique que 8 milliards ont été dépensés par les Québécois sur Internet, mais que seulement 25 % de cette somme est allée dans les poches d’entrepreneurs de la province. « Depuis 2010, le commerce en magasin a augmenté de 1,5 % alors que le commerce en ligne a connu une hausse de 20 % », ajoute-t-il.

Par la suite, le conférencier est entré dans le vif du sujet quant à la conception d’une boutique en ligne. « La première étape consiste à choisir une interface sobre. Ce sont les produits qui doivent être mis en vedettes », conseille-t-il en ajoutant que la boutique en ligne doit être constamment mise à jour.

Mettre les efforts nécessaires

Bien que la volonté de la majorité des entreprises du commerce au détail soit de faire le pas vers la vente en ligne, faut-il encore que celles-ci soient en mesure d’y mettre les efforts nécessaires afin de s’assurer de leur réussite.

Questionné à ce sujet, Claude Poulin, créateur de la plateforme d’achats en ligne LaPlaza.io conçue à Saint-Georges-de-Beauce, réitère que les commerçants doivent s’investir afin d’obtenir des résultats satisfaisants. « Oui, ça demande des efforts pour vendre en ligne, mais on peut commencer avec un minimum. Nos commerçants qui investissent une heure par jour en voient des résultats. Si les résultats n'arrivent pas avec une heure, bien mettez-en deux », insiste-t-il. « En affaires, ce sont les entrepreneurs persévérants qui réussissent », ajoute-t-il.

LaPlaza.io a été créée par l’agence Web iClic après le constat que très peu de gens réussissent à créer leur commerce en ligne par eux-mêmes. Selon Claude Poulin, les entreprises ont besoin de conseils et d'aide afin d’avancer plus vite et d’obtenir les résultats escomptés. Pour certains, cela pourrait prendre jusqu’à deux ans avant d’avoir un roulement de ventes en ligne précise-t-il. « Le produit que nous avons lancé répond à un réel besoin des commerçants. Cela est très abordable, rapide à mettre en ligne et, surtout, permet à un petit ou grand commerce de se lancer en ligne tout en progressant. Notre site va suivre et répondre à leurs besoins. Nous pouvons gérer dix produits ou plus de 10 000 avec La Plaza », affirme-t-il.

Conclure une vente en ligne

François Charron a par ailleurs discuté à savoir comment augmenter les chances que le client achète les biens qu’il a ajoutés dans son panier virtuel. Selon celui-ci, il arrive que des internautes consultent une boutique en ligne, sélectionnent divers objets, mais étant rendus à l’étape de payer, ils quittent la page. « C’est comme s’ils étaient dans votre magasin, devant la caisse enregistreuse, mais qu’ils partent en laissant le panier devant la porte », illustre M. Charron.

Ce dernier évoque deux possibilités pour expliquer ce phénomène. La première est en lien avec la livraison. « Offrez le plus de choix possibles afin de satisfaire le plus grand nombre de clients. Certains peuvent ne pas apprécier tel ou tel service de livraison », mentionne-t-il. La seconde concerne les modes de paiement. « Encore une fois, ajoutez le plus d’options possibles, même les chèques. Si les clients ne font pas confiance à votre système de paiement, ils quitteront », renchérit-il.

Autre conseil du chroniqueur, « utilisez un logiciel comptable ». « C’est arrivé trop souvent que des commerçants fassent une vente en ligne, par exemple deux camisoles, et qu’une personne vienne en magasin pour se procurer la même. Comme le commerçant en question n’a pas regardé le résultat de ses ventes en ligne, il vend l’un des deux vêtements déjà vendus. Il doit alors annoncer à la personne qui a déjà payé sur Internet qu’il n’a plus suffisamment de camisoles en inventaire pour réaliser la vente. C’est sûr et certain qu’il vient de perdre un client pour toujours », insiste-t-il.

Statistiques sur l’achat en ligne

Il a d’ailleurs cité des statistiques du Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO) qui affirment que 56 % des acheteurs sur le Web choisissent un commerce parce qu’ils ont déjà acheté à cet endroit auparavant. La deuxième raison est le référencement à 24 %. Puis, vient le « e-commerce » à 12 % (incluant les infolettres à 5 %) et présence hors-ligne à 8 %.

D’après le CEFRIO, les principales motivations qui incitent les gens à acheter en ligne sont : les prix concurrentiels (30 %), la confiance en l’entreprise (22 %), la disponibilité des produits (17 %), la politique de livraison (11 %) et les coups de cœur (7 %).

À ce sujet, M. Charron a beaucoup parlé de la livraison. Il a demandé à l’assistance, à main levée, ceux et celles qui aiment payer des frais de livraison. Comme personne n’a levé la main, il a demandé pour quelle raison les clients devraient payer. Le chroniqueur conseillait plutôt d’offrir la livraison gratuite à l’achat d’un certain montant ou d’offrir aux clients de venir chercher leur nouvel achat au magasin.

Finalement, François Charron a rappelé que les gens font souvent livrer leurs achats sur les lieux de travail et que plusieurs d’entre eux n’apprécient pas que les gens voient où ils ont magasiné. « Utilisez des boîtes beiges ou brunes et personnalisez l’intérieur, que ce soit avec du parfum ou un simple mot de remerciement écrit à la main », conclut-il.

Groupe d’échange sur le « e-commerce »

« Nous avons créé une approche exclusive au Québec avec “Les Cercles LaPlaza”. Il s’agit d’un regroupement de gens d'affaires orienté sur les échanges de trucs, d’astuces et de partenariat », mentionne Claude Poulin.

Le groupe se réunit dans chaque coin du Québec aux six semaines pour échanger et se former sur le « e-commerce ». L’activité est gratuite et ouverte à tous les entrepreneurs. La prochaine rencontre aura lieu à Saint-Georges-de-Beauce le 24 mai prochain à 7 h 30 au restaurant Le Bec fin.

Les personnes désirant assister à la rencontre doivent réserver leur place au préalable à sabrina@iclic.ca ou par téléphone au 418 222-5515 poste 242.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Réveillez-vous les beaucerons et vite!

    Jacques - 2016-04-29 10:22