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8 octobre 2017 - 15:59 | Mis à jour : 10 octobre 2017 - 08:18

La région frappera-t-elle un mur ?

Par Alex Drouin, Journaliste

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On est loin de peser sur le bouton panique, mais il est certain que la région doit agir, et vite, face au manque de main-d’œuvre.

Au cours des derniers mois, la situation ne s’est pas améliorée face à la pénurie de bras. Au contraire, elle s’est détériorée. «Il n’y a pas si longtemps, les entreprises mettaient des efforts et de l’argent pour arriver à des résultats. Depuis six mois, le processus est le même, mais ça ne donne plus les résultats escomptés », a constaté le commissaire industriel du Conseil économique de Beauce (CEB), Bastien Lapierre.

« Ça ne va pas aller en diminuant, mais en augmentant. Il faut apprendre à faire les choses différemment, mais plus efficacement. »

Selon lui, partir à la recherche d’employeurs temporaires n’est pas la solution idéale. « On risque de faire du surplace et agir de cette manière est d’accepter de reculer. »

Professeur en gestion depuis près de 20 ans en plus d’être consultant, Hugues Drouin ne croit pas non plus que cette solution soit la meilleure. « Ce n’est pas mauvais, mais ils ne dépensent pas leur argent ici », a-t-il laissé entendre.

Ce manque de personnel fait en sorte qu’il y a une pression additionnelle sur les travailleurs. Ces derniers seraient moins portés à faire des heures supplémentaires, préférant avoir plus d’heures pour les loisirs. « On voit de plus en plus de personnes qui terminent de travailler le vendredi à midi », a constaté M. Bastien.

Se tourner vers la technologie

Si les entreprises veulent espérer être encore dans la course pour les années à venir, elles devront se tourner vers la technologie, et ce, très rapidement d’après le chef de l’exploitation chez Komutel, Richard Poulin.

« La pire chose à faire est de ne pas accepter la réalité et de ne pas avoir de vision. Les entreprises qui fermeront seront celles qui ne se seront pas renouvelées », a dit sans détour celui qui a également mentionné qu’il n’était jamais trop tard pour commencer à suivre les nouvelles technologies afin d’être au diapason de la modernisation. Selon lui, l’intelligence artificielle avec la robotisation et l’automatisation frappent à nos portes.

« On a sensiblement gardé la même chaine de fabrication depuis les années 1960 en l’améliorant légèrement, mais on n’a jamais repensé à fabriquer autrement. Il faudrait peut-être sortir de certains paradigmes », a abondé dans le même sens le commissaire industriel du CEB.

À double tranchant

Certes, ces trois personnes rencontrées par EnBeauce.com avaient toutes, à leur façon, une idée de comment améliorer la situation.

M. Lapierre est convaincu qu’il faut se tourner vers la jeunesse, puisque trop de jeunes quittent la région sans jamais n’y revenir. « Ce qu’on leur offre est très important et ça n’a pas toujours besoin d’être neuf. »

« Pourquoi certains reviennent ? Car ils ont eu du plaisir lorsqu’ils étaient enfants », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que des compagnies entre elles avaient commencé à partager leurs savoirs et leurs pratiques. Phénomène qu’il aurait été impossible d’imaginer il y a quelques années à peine.

M. Drouin et M. Poulin croient que la technologie et la modernisation seraient des solutions intéressantes. « La technologie a toujours prouvé qu’elle était rentable et les meilleurs exemple que l’on peut donner sont la recherche et le développement. Deux facteurs essentiels à la survie des entreprises », a assuré M. Drouin.

« Il faut attirer du monde, mais pas seulement avec les salaires, mais également avec la qualité de vie qui s’est, il faut le reconnaître, beaucoup améliorée au cours des dernières années », a-t-il conclu.

 

 

 

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • La conséquence des forts taux de natalités des années 60,70,80 tir à sa fin ,la génération active d’aujourd’hui, beaucoup plus scolarisée que l’ancienne ouvertes
    sur le monde via internet est plus enclin à quitter la communauté natale pour explorer le monde de l’emploi partout (à l’extérieur)( salaire,qualité de vie ils ont le choix).Les immigrants ont du mal à s’intégrer à la solitude et l’isolement malgré toute la bonne volonté des gens d’ici et retournent dans leurs communautés respectives ex..Montréal,Toronto etc,etc les hivers sont aussi très difficiles pour eux ,le capitaliste industriel comme on le connaît ici va devenir très difficiles, la mécanisation pour les petites et moyennes entreprises ( robotisée)dispendieuses en vaut t-elle la peine,qui prendra la relève,aura t’elle des conséquences sur le prix de vente des produits (concurrence) et qui va s’en occupé ,l’échec visible de la colonisation des villages des années 50,60 sonne et la population reste vieillissante ,la relève n’exsite presque plus ,les artisans avec 3,4 employés vont revenirs en force comme à l’ancienne ,les patrons deveront avoirs les 2 mains a la pâte au même titre que leurs employés comme à l’ancienne, Peu être pour un monde un peu plus juste ,égal, humain.

    Merci - 2017-10-09 01:52
  • apres plus de 50 ans a sous payé la main d œuvre vous ne ferez pas braillé...

    moi - 2017-10-11 19:16