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4 mai 2018 - 08:57 | Mis à jour : 17 mai 2018 - 15:50

Martin Deschênes au Georgesville : ses leçons comme dirigeant et ses conseils pour la relève

Amélie Carrier

Par Amélie Carrier, Journaliste

Twitter Amélie Carrier

Martin Deschênes, président de l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB) et vice-président du conseil d'administration du Groupe Deschênes, a présenté sa conférence intitulée « De relève à cédant, je suis là pour eux, pas pour moi » dans le cadre du 25e Souper d'affaires de prestige du Conseil économique de Beauce (CEB), jeudi le 3 mai dernier. Quelque 400 convives étaient présentes pour l'occasion.

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D'entrée de jeu, M. Deschênes a expliqué qu'un Montréalais qui venait présenter son parcours dans le berceau de l'entrepreneuriat, devant des Beaucerons en l'occurrence, c'était assez particulier.

Il a néanmoins débuté sa présentation en parlant de sa présidence à l'EEB, de son arrivée et de sa progression dans l'entreprise familiale, pour ensuite traiter de sa présidence du Groupe Deschênes et de son poste en tant que chef de l'exploitation, ainsi que des acquisitions et de la croissance de la compagnie.

Le conférencier a poursuivi en discutant de la façon dont il a cédé sa place et est devenu vice-président de celle-ci, pour finalement partager au parterre de gens d'affaires de la communauté beauceronne ses motivations à faire partie de l'École d'entrepreneurship de Beauce et les raisons de son implication dans cet établissement qui lui tient à coeur.

L'historique depuis 1940

La compagnie Deschênes & fils a fait ses premières armes en 1940. Une vidéo relatant les moments les plus importants et les plus marquants de cette entreprise familiale, ainsi que le parcours d'entrepreneur de Martin Deschênes, a d'ailleurs été présentée lors de l'événement qui a eu lieu au début du mois de mai.

Jacques Deschênes, père, à l'âge de 65 ans, a passé le flambeau à son fils aîné, Martin, qui a été nommé président et chef de l’exploitation de Groupe Deschênes, en 2000. Jacques a de son côté conservé les responsabilités de président du conseil d’administration et de chef de la direction.

L’entreprise spécialisée dans la distribution d’équipements de plomberie, de chauffage et d’électricité a pris beaucoup d’expansion au cours des 17 années durant lesquelles M. Deschênes était à la présidence.

L’achat de Flocor en 2010 a entre autres permis au Groupe Deschênes, composé de dix entreprises indépendantes, de s’étendre d’un océan à l’autre, en plus de couvrir la côte ouest-américaine. Il a également fait croître le chiffre d’affaires de 225 M$ à 900 M$.

Après près de 17 ans à la tête du Groupe Deschênes, c'est en janvier 2017 que Martin Deschênes a enfin passé le flambeau à son frère cadet, François, qui a été nommé président et chef de la direction de Groupe Deschênes. Martin a quant à lui été nommé au poste de vice-président du conseil d’administration.

Aujourd'hui, le Groupe Deschênes, qui a changé de nom et est devenu la société mère en 1988, compte 108 entreprises et emploie de 1 450 à 1 500 personnes partout au Canada, de Halifax, en Nouvelle-Écosse, à Nanaimo, en Colombie-Britannique.

Son rôle de président

Selon Martin Deschênes, son rôle de président était d'avoir une bonne équipe pour l'entourer, de sécuriser son environnement de travail, de comprendre les employés et les clients et de se faire comprendre, de créer un plan, de mobiliser les employés, de réussir, et enfin de célébrer les victoires. « C'est l'équipe qui réussit et qui gagne », a-t-il mentionné.

L'entrepreneur basé à Montréal, tel qu'il l'a expliqué au centre de congrès Le Georgesville, ne se considérait toutefois pas prêt à assumer pleinement son rôle de président à l'époque.

« Une des difficultés que j'ai rencontrées en prenant le siège de mon père est que mon objectif dans la vie était de devenir président, mais que je n'avais jamais pensé qu'il faudrait que j'exécute le travail de président en tant que tel », a souligné le conférencier le 3 mai dernier.

« J'ai réalisé que je n'avais pas vraiment planifié mon arrivée », a-t-il renchéri. C'est en réalisant petit à petit ce que ça lui prenait pour diriger une entreprise et ce que ça impliquait concrètement qu'il a finalement expliqué aux Beaucerons comment il a mené à bien ses nouvelles responsabilités au sein de l'entreprise familiale.

Il a également expliqué comment il a créé un plan pour que la compagnie connaisse une certaine croissance et qu'elle devienne, par le fait même, pérenne.

Ses valeurs fondamentales

Père de trois enfants, beau-père des quatre enfants de sa conjointe et grand-père de huit petits-enfants, Martin Deschênes, qui n'a jamais trop aimé les études, a tenu à présenter les valeurs qu'il qualifie de primordiales en ce qui a trait au monde des affaires.

Il s'agit de l'humilité, du respect, de l'intégrité, de l'équité, du travail d'équipe, ainsi que de l'ouverture aux changements, aux défis et aux autres personnes.

« Une business, ça ne rend pas heureux. Ça peut permettre de rendre les gens heureux, mais ça ne rend pas heureux, alors ne négligez jamais les personnes qui vous entourent, que ce soit vos familles, vos amis, vos parents, frères, soeurs, etc. », de dire le conférencier au public.

Les grandes leçons qu'il a acquises en tant que dirigeant au fil des années sont donc de redonner, de se réserver du temps à passer en famille, et de s'assurer d'aussi avoir du temps à consacrer à ses amis.

Relève et continuité de l'organisation

Quand céder les rênes de son entreprise ? C'est une question à laquelle le conférencier invité au Souper d'affaires de prestige du Conseil économique de Beauce a tâché de répondre en fin de présentation.

M. Deschênes a mentionné qu'il était important de fixer une date pour son départ et de définir qui sera la bonne personne pour prendre la relève. Il estime que ça prend beaucoup de préparation de part et d'autre, tant du côté de celui ou celle qui cède sa place que du côté de l'entreprise, et qu'il faut également s'assurer d'avoir les aptitudes nécessaires pour chercher un nouveau dirigeant.

Le principal intéressé a renchéri en disant que de laisser la relève faire son arrivée au sein de sa propre entreprise prenait beaucoup de volonté, d'humilité et d'abnégation, et qu'il fallait planifier de 5 à 10 ans pour céder le tout.

Il a finalement exprimé qu'il était possible de choisir trois, quatre ou cinq candidats potentiels, et qu'il n'était pas obligatoire de prendre la décision finale dans l'immédiat. Selon lui, il est primordial de se donner du temps, afin de faire un choix éclairé, tout en créant un plan de formation adéquat pour l'élu(e). « On peut décider plus tard », a lancé le conférencier.

En tant que dirigeant, quand il a décidé d'aller de l'avant avec cette décision de passer le flambeau à son frère, il a d'abord préparé son équipe en leur faisant l'annonce. Il a ensuite pensé à un plan pour lui-même en se demandant ce qu'il allait faire de sa retraite et comment il allait occuper ses temps libres. Dans son cas, l'EEB est arrivée dans sa vie au bon moment.

En guise de reconnaissance

En fin de conférence, le CEB a remis un cadeau souvenir à Martin Deschênes, soit une œuvre fabriquée spécialement pour lui par l’artiste sculpteur Paul Duval de Saint-Jean-de-la-Lande. Cette dernière s’intitule « Un grand pas ».

Soulignons que pendant la même soirée, la femme d'affaires Claire Boutin, originaire de la municipalité de Saint-Honoré-de-Shenley, qui a démarré sa propre usine, Acrylique Le-Bo, en 1986, a été décorée du prix Jean-Denis Poulin.

Rappelons que le prochain événement organisé par le Conseil économique de Beauce sera la 37e édition de son tournoi de golf « L'Annuel en affaires », qui aura lieu lors du vendredi 6 juillet 2018.

Vous avez un scoop
Vous connaissez des entrepreneurs de la Beauce qui sont inspirants et qui ont des histoires intéressantes à raconter ou encore des parcours de vie hors du commun ? Contactez-nous à l’adresse communiques@enbeauce.com afin d’en discuter avec l’un de nos journalistes. Au plaisir de vous lire !

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