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2 juin 2017 - 04:00 | Mis à jour : 8 juin 2017 - 10:38

DOSSIER BEAUCE ART : Portrait de la sculpteure beauceronne Jacinthe Lagueux

Par Amélie Carrier, Journaliste

Twitter Amélie Carrier

L'ouverture officielle du 4e Symposium international de la sculpture de Saint-Georges a eu lieu à l'Espace Redmond lors du dimanche 28 mai dernier. Pour l'occasion, EnBeauce.com a débuté un « Dossier Beauce Art » dernièrement, dans lequel seront présentés les portraits des différents sculpteurs de cette édition, ainsi que quelques entrevues réalisées avec eux.

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Nous vous invitons donc à consulter notre quotidien Web régulièrement au cours des trois prochaines semaines pour ne rien manquer au sujet des artistes de cette quatrième édition.

La sixième personne abordée dans ce dossier spécial est la sculpteure beauceronne Jacinthe Lagueux, originaire de Saint-Frédéric.

Elle utilisera le métal et le verre pour réaliser son oeuvre « Cadran polaire » à Saint-Georges.

Biographie

Née en 1959 à Saint-Frédéric, Jacinthe Lagueux complète ses études secondaires à la Polyvalente Veilleux de Saint-Joseph. Suivront des études en arts plastiques au Cégep de Sainte-Foy et à l’Université Laval, d’où l’obtention d’un baccalauréat en arts visuels et d’un certificat en enseignement. Elle enseigne ensuite au secondaire à la Commission scolaire de la Capitale.

En parallèle, Jacinthe Lagueux développe une création en intégrant le verre thermoformé. À son actif : quatre projets d’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement (politique du 1 %) ainsi que des expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Ses œuvres font partie de collections privées et publiques au Canada comme ailleurs. La Galerie d’art du Château Frontenac diffuse également certaines de ses œuvres.

Démarche artistique

Le projet « Cadran polaire » se démarque par la simplicité de ses formes et le caractère inusité de sa mise en scène pointant vers le ciel. Un amoncellement de blocs de verre évoquant la glace est retenu au sommet, à la rencontre de deux structures triangulaires en aluminium aux parois texturées. Le tout, de manière à évoquer sur les surfaces extérieures le ressac de l’eau, puis la lumière et ses multiples reflets par les espaces polis des aires intérieures. Tel un surgissement sensible et imprévu de la terre, la sculpture sera de repères en bronze disposés en cercle sur le sol à la manière d’un cadran polaire de l’imaginaire. 

Cette sculpture utilise un vocabulaire formel restreint : la ligne, la forme aléatoire, le cercle et le triangle. À chacun de ses éléments correspond un matériau spécifique soit l’aluminium, le bronze et le verre thermoformé. Ces composantes permettent des jeux d’opposition et de complémentarité. L’amoncellement de blocs de verre perché au sommet de l’ensemble ajoute au contraste contenu dans les formes et les matériaux, et défie le sens de la gravité.

Elle est l’évocation d’un repère nourri par le passage de la lumière et des ombres, un clin d’œil aux multiples clochers de la Beauce érigés pierre par pierre vers le sommet, un guide de direction pour se frayer un chemin à travers le grandiose ineffable des vallées, forçant l’eau et les rivières à louvoyer tel l’écrin d’un bijou d’énergie et poussant son essence à se déployer.

Cette sculpture se dresse vers le ciel comme un lien entre les forces magnétiques et telluriques de la Terre. Faire écho à la prise de possession d’une terre toujours prête à se renouveler, par l’évocation des mouvements de l’eau et des glaces sur les rivières, par la fugacité des lumières reflétées hiver comme été, par les ombres pointées au gré des ballades des promeneurs, enfin par le poids accumulé des blocs de verre solidement accrochés au sommet de la structure, mais symbolisant ici la glace pouvant fondre sous le soleil.

En somme, le tout vient induire chez le spectateur le sentiment intime de notre existence précaire sur terre. La sculpture « Cadran polaire » cherchant le nord du nord de l’imaginaire, la sculpteure le souhaite, viendra élargir la définition traditionnelle du genre sculptural

SOURCE : Beauce Art, L'International de la sculpture

Pour en connaître davantage sur le parcours artistique de Mme Lagueux, il est possible de consulter sa page Facebook.

Rappelons que le 4e Symposium international de la sculpture de Saint-Georges se déroule du 28 mai au 18 juin prochains.

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