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9 juin 2016 - 06:00

Le développement de l'industrie acéricole se poursuit sous le signe de l'unité

Sébastien Roy

Par Sébastien Roy, Journaliste

Les représentants de l’industrie acéricole québécoise ont uni leur voix pour affirmer leur solidarité et leur désir de poursuivre ensemble le développement de leur industrie, qui s’avère des plus prospères.

Le Québec est d’ailleurs le leader en acériculture, et ce, depuis les années 50, avec une moyenne, sur 30 ans, de 72 % de la production mondiale. Le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, Serge Beaulieu et le président général de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), Marcel Groleau, appuyés par des représentants de la filière acéricole : Jean-François Doyon, de Distributions D.J.F., Serge Tanguay, des Équipements d’érablière CDL et Alexis Cormier, acériculteur de la relève, souhaitent que les acteurs crédibles de la filière acéricole québécoise poursuivent l’amélioration des piliers du système de mise en marché du sirop d’érable québécois, dont le contingentement acéricole, l’agence de vente et la réserve stratégique de sirop d’érable.

L’industrie établit des records sans précédent

L’industrie acéricole québécoise ne fait que battre des records depuis les dernières années : augmentation de 29 % des exportations depuis cinq ans, dont un record historique de 92,8 millions de livres en 2015, augmentation des ventes de 75 % depuis cinq ans dont un record en 2015 avec 103 millions de livres, et, plus récemment, avec 148,2 millions de livres produits en 2016, un record de production sans précédent. « Avec de tels résultats : records de production, de ventes, d’exportations et de taux de satisfaction de nos producteurs, on peut affirmer, sans l’ombre d’un doute que notre industrie est en excellente santé et a le vent dans les voiles. Il est important de rappeler que les outils de mise en marché collective, incluant la réserve stratégique de sirop d’érable, nous permettent d’absorber ces fluctuations de production sans aucun impact négatif sur le prix. Cette stabilité du marché mondial du sirop d’érable est assurée seulement par les producteurs québécois, qui ont pris en main cette industrie », déclare M. Beaulieu.

Ce secteur en pleine croissance fait vivre 13 500 producteurs acéricoles, génère 10 000 emplois et contribue à la vitalité des régions. D’ailleurs, les acériculteurs québécois sont plus unis que jamais, selon le plus récent sondage. En effet, le taux de satisfaction des producteurs acéricoles envers leur Fédération est passé de 75 à 82 % en un an. Ce taux grimpe à 92 % pour les producteurs qui assistent aux différentes rencontres de leur syndicat régional ou de la Fédération. « Les producteurs sont heureux, les équipementiers prospèrent, nos relations avec les acheteurs n’ont jamais été aussi bonnes. À cet effet, ses acteurs réussissent très bien à faire croître l’industrie acéricole et à assurer son leadership depuis de nombreuses années », ajoute M. Beaulieu.

Un modèle collectif peut contribuer au développement d’entrepreneurs

« Il est vrai que, depuis l’instauration, par les producteurs acéricoles, des outils de mise en marché : réserve de sirop d’érable, agence de vente, contingentement, le développement de l’industrie acéricole a fait un bond considérable. Ceci m’a permis, en tant qu’acheteur de sirop d’érable, une garantie pour le prix, pour la qualité du sirop d’érable ainsi qu’une assurance d’approvisionnement pour développer de nouveaux marchés », mentionne pour sa part M. Doyon.

« Depuis le début des années 2000, les acériculteurs du Québec ont mis en place un système de mise en marché collective qui a permis à l’industrie de reprendre le contrôle de son destin, autorisant ainsi tous les intervenants du secteur acéricole à en bénéficier et à œuvrer dans une industrie mieux organisée, plus stable et plus prospère. Au début de CDL, le portrait était bien différent : l’industrie acéricole n’avait aucune orientation, aucun plan stratégique, aucune organisation. S’en est suivi la perte de plusieurs entreprises. L’avenir de notre industrie est très prometteur. C’est le moment d’unir nos forces pour bénéficier de son plein potentiel », témoigne le directeur des ventes aux Équipements d’érablière CDL, Serge Tanguay.

Alexis Cormier, acériculteur de la relève, explique : « Le système de mise en marché du sirop d’érable permet à notre entreprise une très grande flexibilité de modèle d’affaires. Chez Murmure du printemps, nous livrons à l’agence de vente en barils de 34 gallons, nous avons aussi développé notre propre réseau de ventes par le biais d’épiceries, de boutiques spécialisées et avons aussi des clients qui viennent acheter directement à l’érablière. Si une année, un de nos clients annule une commande, nous pouvons l’année suivante, envoyer plus de sirop d’érable en barils à l’agence de vente. Cela permet une grande liberté, et ce, sans jamais affecter notre contingent. »

L’acériculture est liée à la vitalité et à la prospérité des régions

« Ce printemps, en plein temps des sucres, les acériculteurs de toutes les régions ont pris le temps d’aller rencontrer leurs élus provinciaux, régionaux et municipaux pour les sensibiliser à l’importance, au dynamisme et à la santé de l’industrie acéricole québécoise. Cette tournée des élus a permis de constater l’ampleur du consensus autour de la mise en marché collective dans le secteur acéricole : 25 MRC et 30 municipalités ont adopté des résolutions d’appui, ce qui correspond à 77 % du territoire acéricole québécois. Cette marque de confiance confirme l’importance économique de l’industrie acéricole pour nos régions », a indiqué Groleau, précisant que les 5 millions d’entailles supplémentaires demandées à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec permettraient des investissements additionnels de l’ordre de 100 M$ dans les érablières, en plus d’assurer au Québec son statut de leader mondial acéricole.

Les acériculteurs québécois préparent l’avenir de leur industrie

En octobre 2015, la Fédération, voulant démontrer la vitalité et l’innovation des producteurs acéricoles québécois, a déposé un mémoire dans lequel elle expose ses projets d’avenir à court et moyen termes et propose des recommandations. « L’industrie acéricole, et notamment les acériculteurs québécois, est des plus dynamique, affirme M. Beaulieu. À cet effet, lors de mes discussions avec le ministre [de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation], Pierre Paradis, et le whip en chef du gouvernement, Stéphane Billette, en mars et avril derniers, il a été convenu d’un commun accord que nous travaillerons de concert sur trois chantiers prioritaires : l’augmentation des parts de marché, l’amélioration de la qualité du sirop d’érable et le financement de la réserve stratégique de sirop d’érable. De notre côté, nous avons amélioré les parts de marché avec la hausse des ventes dans les derniers mois et avons aussi annoncé, en mai dernier, deux projets de valorisation du sirop d’érable. Il semble que des trois chantiers, deux sont déjà en branle, à l’initiative de la Fédération. Il ne manque donc que le troisième chantier, celui du financement de la réserve. Pour celui-ci, la balle est, à l’heure actuelle, dans le camp du ministre Paradis qui nous démontrera si lui aussi mettra l’épaule à la roue pour que l’industrie acéricole québécoise conserve et développe son leadership. »

 

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