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3 juillet 2016 - 08:00 | Mis à jour : 08:18

Projet Palencia : une implication bénévole de plus de dix ans pour Pierre Paré

Sébastien Roy

Par Sébastien Roy, Journaliste

Depuis plus de 35 ans, le Centre Amistad de solidarité internationale de la région de l’Amiante (CASIRA), dont le bureau est situé à Thetford Mines, s’implique dans de nombreux projets d’aide humanitaire dans des pays en voie de développement. L’un d’eux, qui s’est amorcé il y a dix ans, concerne la mise à niveau du collège de Palencia, une municipalité qui compte un peu plus de 50 000 habitants au Guatemala.

Pierre Paré, un retraité qui habite Notre-Dame-des-Pins, contribue au projet Palencia depuis le tout début. EnBeauce.com s’est entretenu avec lui pour qu’il explique en quoi consiste son implication.

M. Paré, en quoi consiste le projet Palencia ?

C’est essentiellement un petit collège qui s’appelle Liceo San Francisco de Asis (Saint-François-d’Assise). Il est situé à environ 1 h 30 de la capitale, Guatemala. Un peu plus de 400 élèves, de la maternelle jusqu’au troisième secondaire. C’est un petit collège que nous avons pris dans sa simplicité et que nous avons développé depuis dix ans. Nous avons aussi une clinique médicale qui comprend une dentisterie et une pharmacie. Il y a aussi un médecin sur place. Mais essentiellement, nous mettons plus d’efforts sur le développement du collège et de tout ce qu’il y a autour.

Quel était l’état de l’établissement scolaire lorsque le CASIRA a commencé à s’impliquer ?

Le collège était dans un contexte de pauvreté, il est situé dans un petit village démuni. Les écoles en général ne disposent pas de l’aide du gouvernement. Elles sont laissées à elles-mêmes et n’ont pas de ressources. La seule qu’elles ont, c’est de charger des frais de scolarité, lesquels peuvent leur permettre de payer très modestement des professeurs. Lorsque nous sommes arrivés, le lycée San Francisco avait pratiquement besoin de tout.

Qu’est-ce que le groupe CASIRA a apporté au collège ?

Ce que nous avons fait, surtout, c’est que nous nous sommes mis à la disposition des sœurs qui dirigent l’école. Au départ, la majorité des classes n’avait pas d’électricité, ni de fenêtres et les planchers de ciments étaient mal faits. Il y avait aussi des problèmes au niveau du drainage, de l’électricité et des arrivées d’eau. Nous avons donc concentré notre énergie à la structure de base de l’établissement. Au fur et à mesure que les travaux avançaient, le nombre d’enfants augmentaient. Nous avons donc dû construire de nouvelles classes. Jusqu’à maintenant, nous en avons fabriqué une vingtaine. Nous avons aussi aménagé une bibliothèque ainsi que plusieurs salles spécialisées pour l’informatique, la couture, la cuisine, les arts industriels (menuiserie et plomberie). Il s’agit surtout de cours d’initiation pour les jeunes. Depuis ce temps, la clientèle a doublé. Il y a dix ans environ 200 élèves fréquentaient l’école alors qu’ils sont plus de 400 aujourd’hui.

Quelles sont les réalisations à venir ?

En janvier prochain, nous allons ouvrir deux classes de quatrième secondaire. Il reste à installer l’électricité, à s’assurer que le mobilier est en bon état et à régler les derniers détails. Par la suite, nous allons commencer à construire d’autres classes pour les futurs élèves de cinquième secondaire. Nous sommes là pour répondre aux besoins du lycée. Peut-être que d’autres classes seront nécessaires en raison de l’augmentation du nombre d’élèves, mais nous ne pourrons développer l’établissement éternellement.

À quel niveau la Commission scolaire Beauce-Etchemin s’est-elle impliquée ?

Avec l’augmentation d’étudiants, nous avons eu besoin de bureaux supplémentaires et c’est là qu’est intervenue la CSBE. Il fut un temps où il y avait 20 000 élèves sur le territoire de la Commission. Maintenant, il y en a peut-être entre 10 000 et 12 000. Elle avait donc un surplus et elle nous en a donné suffisamment pour meubler les nouvelles classes. Bien entendu, il a fallu les restaurer quelque peu. En plus de ça, la CSBE nous a aussi remis les ordinateurs qui étaient devenus trop désuets pour les classes. En dix ans, nous en avons emmené des centaines au Guatemala pour que les jeunes puissent apprendre les bases de l’informatique. C’est la même chose pour la bibliothèque. Étant donné que la recherche se fait désormais davantage sur Internet, il n’était plus nécessaire de conserver autant de livres et d’étagères. Nous les avons donc emportés avec nous en Amérique centrale. La CSBE est réellement un partenaire majeur du projet Palencia. Il est impossible de développer un pays sans d’abord penser à l’éducation. C’est par la jeunesse et les ressources humaines que l’on peut sortir un pays de la pauvreté et de la criminalité.

Combien de personnes s’impliquent dans le projet Palencia ?

Je dirais qu’on maintient une cohorte de 10 à 12 bénévoles de la fin septembre jusqu’à la fin avril qui s’occupent des travaux à l’école, que ce soit pour restaurer des meubles ou rafraîchir la structure du bâtiment. Depuis trois ans, il y a un groupe de la maison des jeunes de Saint-Prosper qui vient collège et qui s’implique dans le projet. Il y a aussi des étudiants du CIMIC qui sont venus pour construire un bloc qui accueille aujourd’hui une classe. Au cours de la décennie, ce sont des centaines de personnes qui ont contribué à leur façon.

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