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16 octobre 2016 - 14:47 | Mis à jour : 15:05

C’est ce temps-ci de l’année : l’Halloween, ses citrouilles, ses légendes et ses bonbons

Lorraine Légaré

Par Lorraine Légaré, Journaliste

C’est l’automne, la saison des couleurs, celle aussi de cette fête dite païenne qu’est l’Halloween.

Le 31 octobre prochain, surtout petits, mais grands aussi, vont sonner aux portes pour avoir leur part de bonbons et autres - des sous, des fruits, des bricolages.   « Trick or Treat ! » , qui signifie « Des friandises, sinon des farces ! » diront les anglophones quand on leur ouvrira la porte, pas grand-chose, diront les touts touts-petits, « Bonjour », « Bonsoir, Madame, Monsieur » vont dire les enfants, sous leurs déguisements, souvent préparés de longue date et qu’on a donc hâte d’enfiler, quand enfin, en cette journée de fête, on leur offrira les bonbons tant attendus que les parents, faisant exception à la règle, car, après tout, c’est la seule fois dans l’année où l’on célèbre aussi les sucreries, leur permettront de déguster, de partager et de se régaler en toute honnêteté.

Les origines de l’Halloween

Halloween tire son origine d’une fête celte qui s’appelait « Samhain ». Chez les Celtes, qui sont l’une des premières civilisations européennes, il y a bien longtemps, l’année finissait le 31 octobre.  Selon la légende, l’esprit des morts, qui devait partir dans l’autre monde en cette dernière journée de l’année, n’en avait aucune envie et essayait de s’installer dans le corps des vivants.  Naturellement, les vivants n’étaient pas d’accord, ils éteignaient donc les lumières et le feu dans leurs maisons pour qu’elles ne soient pas accueillantes et se promenaient dans les rues en costumes effrayants pour faire peur aux esprits qui ne voulaient pas partir.  Après de nombreux siècles, on se promène encore dans les rues en costumes effrayants, le 31 octobre de chaque année. 

En Amérique du Nord, c’est à la fin du XlXe siècle qu’Halloween est devenue une source de festivité et, au Canada, la fête d’automne est largement célébrée, surtout depuis la fin des années 90, où les géants de la distribution voient là une occasion de stimuler la consommation quelques mois avant Noël et s’emparent du marché de cette fête déjà très populaire, jusqu’à ce qu’il dépasse, en 1999, les chiffres d’affaire des ventes de Noël.

Dans la Beauce, depuis quelques années, les décorations de toutes sortes sont de plus en plus variées et de plus en plus nombreuses.  Les foyers qui participent à la fête rivalisent d’imagination pour orner leurs maisons de décors faits de squelettes, de paille, de monstres de plastique, de lumières oranges et autres ornements rappelant cette fête païenne qui a lieu la veille de la Fête des morts, le 1er novembre.  S’étalant toutefois sur une plus courte période, les décorations pour l’Halloween sont dorénavant presque plus nombreuses que celles que l’on installe pour célébrer Noël à la fin du mois de décembre.

Citrouilles et courges de chez nous

L’Halloween, c’est aussi la fête de la citrouille, le fruit d’une plante appartenant à la famille des Cucurbitaceae.  Ce gros fruit oranger, ainsi que ses cousins-cousines, les potirons, petites citrouilles de la variété Jack-be-little, courges et courges décoratives se retrouvent dans tous les marchés d’alimentation, épiceries de quartier et commerces spécialisés en alimentation.  Les régions de Québec, Chaudière-Appalaches et Charlevoix comptent une trentaine de producteurs maraîchers qui produisent la citrouille et ses colorés dérivés.  La plupart des épiceries, même celles sous bannières canadiennes et américaines s’approvisionnent principalement au Québec quand vient le temps d’orner leurs tablettes en vue des préparatifs de la fête de l’Halloween.

À la Ferme G. Pomerleau, sur la 6e Avenue Nord, à Saint-Georges, où les graines de citrouilles sont ensemencées au début du printemps, et. dès la fin mai, sont prêtes à être transplantées, on fournit un seul commerce de la métropole beauceronne.  Chaque année, 500 citrouilles partent de la ferme agrotouristique et s’en vont sur les tablettes, prêtes à la vente.

Des bonbons et des sourires

Parce qu’elle rend hommage aux morts, aux revenants et à de vieilles légendes impies, l’Halloween est considérée, dans la plupart des religions, comme une fête païenne et certains s’insurgent contre le fait qu’elle soit célébrée au milieu de l’automne.  Toutefois, chez les enfants, les adolescents et même chez les grands,  l’Halloween n’est synonyme que de festivités, de « bonbons permis » et d’occasions de se déguiser pour faire la fête.  Païenne, chrétienne, vilaine, on n’en a cure, le 31 octobre de chaque année, on met son costume et, sourire aux lèvres, on se rit des fantômes et des monstres.

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