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7 avril 2017 - 16:54 | Mis à jour : 16:54

Une ancienne du Cégep Beauce-Appalaches à la une d'une revue littéraire

Par Amélie Carrier, Journaliste

Twitter Amélie Carrier

L'ancienne étudiante du Cégep Beauce-Appalaches en arts visuels, Maude Veilleux, fait la première page de la revue littéraire « Nuit blanche » du printemps. 

Le reportage principal du magazine traite de l’œuvre de la jeune femme originaire de Saint-Victor qui compte deux romans, deux recueils de poésie intitulés « Les choses de l’amour à marde » et « Last call les murènes » et plusieurs fanzines, des publications indépendantes de poésie.

Pierre-Luc Landry, l’auteur de l’article au sujet de l'ancienne du CBA, qualifie la poésie de l’écrivaine beauceronne de « brute, boueuse, sans filtre, explorant l’amour et, surtout, ses échecs ». Il explique également « qu’il y a, dans les quatre livres qu’elle a publiés en autant d’années, le germe d’une production artistique puissante qui défie le conventionnel ». Il considère qu’il faut lire Maude Veilleux avec sérieux, puisque c’est ainsi qu’elle envisage la littérature et sa toute puissance : avec une soif absolue de transcendance. 

Le premier roman de Maude Veilleux, « Le vertige des insectes », est considéré par Nuit blanche comme ce qu’elle aura fait de plus traditionnel avec une écriture en douceur et en précision qui contraste avec la brutalité de ses poèmes.

Avec son deuxième roman « Prague », paru en août 2016, elle renoue avec un monde plus glauque avec son histoire d’une libraire souvent saoule, amoureuse et confuse qui veut être poète et aimer deux hommes à la fois. « Prague confirme le talent de Maude Veilleux et l’écart qu’elle creuse entre une certaine littérature bien-pensante et sa production violente, intransigeante et hautement littéraire », mentionne Pierre-Luc Landry dans son article.

Nuit blanche n’est pas la seule publication à encenser Maude Veilleux. Dominic Veilleux du Devoir qualifiait Prague de roman vertigineusement impudique lors de sa sortie. « C’est un acte de courage kamikaze, un aveugle sacrifice de soi sur l’autel de la littérature et une troublante autofiction », écrivait-il. « Maude Veilleux appartient à un trop rare groupe : celui des gars et des filles qui écrivent parce qu’ils le doivent, et non simplement parce qu’ils le peuvent ».

Mentionnons que Maude Veilleux rencontrera le public au Salon du livre de Québec vendredi le 7 avril de 13 h 30 à 14 h 30 ainsi que samedi le 8 avril de 15 h 30 à 17 h.

 

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