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10 octobre 2017 - 04:00 | Mis à jour : 10:34

Encore du chemin à faire pour comprendre les maladies mentales

Par Alex Drouin, Journaliste

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Pour certains, le 10 octobre est une date comme une autre. Pour d’autres, c’est une date importante, car il s’agit de la Journée mondiale de la santé mentale.

« Les gens ont encore peur de la maladie mentale », a dit sans détour celui qui est conférencier, formateur pour les entreprises privées et enseignant, Luc Vigneault.

Dans les cours d’école, il n’est pas rare d’entendre des jeunes se lancer des bêtises et de traiter un autre élève de fou ou de malade mental. « On ne réalise pas toujours la portée de nos paroles », a-t-il déploré.

Selon l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par la maladie mentale au cours de sa vie. D’ici 2020, la dépression sera la deuxième cause d’incapacité à l’échelle mondiale, juste derrière les maladies cardiaques.

Plus jeune, M. Vigneault entendait des voix et selon un psychiatre, il n’avait pas un avenir très prometteur devant lui. Quand on est schizophrène, c’est le genre de diagnostic qu’on peut recevoir.

« Lorsqu’on parle des schizophrènes, c’est souvent en mal. Mais il faut dire que les films ont contribué à l’image négative de cette maladie. Ils ne sont pas plus dangereux que vous et moi. »

Il y a de l’espoir

Recevoir un tel diagnostic peut faire mal. Très mal.

En revanche, M. Vigneault assure qu’il y a toujours de l’espoir. Il en est d’ailleurs la preuve. « Ils sont plusieurs à réussir leur vie, mais pour certains, c’est plus difficile. Par contre, c’est important qu’ils ne se découragent pas. C’est important d’y aller une étape à la fois et la dernière chose à faire, c’est d’être inactif. »

Ce n’est jamais facile de dire à son entourage qu’on est schizophrène et M. Vigneault en sait quelque chose.

Lorsqu’il a reçu la difficile nouvelle, il se souvient que son cercle d’amis est devenu plus petit. Seuls ses vrais amis sont restés près de lui. Sa famille aussi bien sûr.

« Ce n’est pas évident de s’afficher, mais il est important de comprendre qu’il y a toujours de l’espoir et que la plupart, environ 70 %, retrouvent une belle qualité de vie », a-t-il fait part.

Les employeurs doivent réagir, et vite

Certes, on parle de plus en plus des maladies mentales, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire, et ce, principalement auprès des employeurs.

D’après l’institut, les problèmes de santé mentale en milieu de travail coûtent aux entreprises canadiennes près de 14 % de leurs profits annuels nets, soit jusqu’à 16 milliards de dollars annuellement.

« Les employeurs sont très peu informés à ce sujet et doivent mieux s’en occuper », a déploré M. Vigneault en terminant l’entrevue.

Le 7 novembre, il sera à la Scène Lebourgneuf (Québec), de 7 h 30 à 12 h, lors d'une matinée-conférences. 

Pour plus d'informations . http://lucvigneaultconferencier.com/

 

 

 

e 7 novembre j'organise une matinée-conférence pour les gens d'affaire

 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Les employeurs, les professeurs charges d enseigner aux étudiants qui travaillent en santé, gestionnaires du reseau, peu sont intéressés a comprendre et appliquer les mesures de protection de l équilibre de santé de leurs employés...Est il possible qu eux memes se sentent en desequilibre et aient peur d être jugés et discriminés par leurs pairs? Des psychologues savent la verite et sont tenus au secret professionnel. La loi d Omerta s applique dans le reseau de la santé et coûte des millions de dollars que l on applique pas aux soins des âgés pour les 2 bains par semaine par exemple. Cet état de silence malsain doit être dénoncé et traité. Je suis disposée a m impliquer.

    Maryse - 2017-10-10 09:09