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Le vrai capitaine en Beauce se nomme Michael Pezz

durée 12h08
20 juillet 2015
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Gabriel Gignac
Par Gabriel Gignac, Journaliste

Les Festtivités western de Saint-Victor accueilleront une fois de plus un gala de lutte de la North Shore Pro Wrestling (NSPW) le mercredi 22 juillet prochain. Le lutteur beauceron Michel Poulin, connu sous le nom du seul et unique capitaine Michael Pezz, sera de la partie.

Poulin a trouvé sa passion dans le monde du catch vers l'âge de neuf ans. « Mon père aimait beaucoup ce sport-spectacle et je le regardais de temps à autres avec lui. Au fil du temps, j'ai accroché sur les histoires, mais surtout sur les personnages tels que l'Undertaker et Shawn Michaels qui sont aujourd'hui encore pour moi mes modèles. Les caractères particuliers de chacun des personnages venaient me chercher », déclare Pezz.

Ce dernier a fait ses débuts comme lutteur comme bien des gens, soit entre amis dans ce qu'on appelle dans le jargon, le « backyard wrestling ». L'athlète natif de Saint-Victor éclate d'ailleurs de rire lorsqu'il se remémore ses moments d'adolescence. « J'avais 15 ans environ et mes amis et moi parlions de faire des combats de lutte entre amis avec des histoires notamment. Nous avions une genre de mini-fédération qui se déroulait dans la grange du père à Éric Fortin. On s'était fait une cage, on avait des matchs de styles “hardcore”, bref on avait tout. On filmait les matchs et on montrait ça à nos parents qui nous faisaient confiance, malgré une légère réticence. C'était loin d'être parfait, mais pour des gars qui avaient zéro budget, c'était relativement bien », raconte le combattant avec le sourire.

Les débuts chez les professionnels

Michel Poulin était âgé de 19 ans et travaillait au moulin à scie de Saint-Benoît lorsqu'un collègue de travail lui a suggéré de prendre des cours de lutte professionnelle pour pousser sa passion à un autre niveau. « Il est venu me voir en me disant qu'il prenait des cours de lutte avec la Thetford Ultimate Wrestling (TUW) et que je devrais m'essayer. J'ai été voir un de leurs spectacles et le lendemain j'ai été à la pratique. J'y ai été progressivement et avec le temps j'ai embarqué plus sérieusement dans les pratiques », mentionne celui qui a été entraîné pendant quatre mois par Xander, Tony Icon, Brainscan et Johnny The Star.

Poulin prend le nom de Michael Pezz pour ses débuts. « Je n'avais pas vraiment de personnage, c'était un peu moi-même avec des attraits de l'Undertaker. J'étais habillé en noir et j'utilisais souvent les prises de ce dernier », avoue-t-il. 

Le pirate

La carrière du Beauceron s'envolera lorsqu'il prendra vraiment le tournant de la piraterie, soit un an et demi après ses débuts. « Le lutteur Radikal Rage me connaissait bien et m'a proposé de prendre un personnage de pirate. Il voyait des éléments de ma personnalité qui collait à ce type de caractère. Le personnage a évolué au niveau de la lutte, mais également sur le côté théâtral. J'ai compris avec le temps qu'un pirate peut s'en permettre pas mal », rigole le catcheur.

Pezz n'a jamais visé les grandes ligues, mais celui-ci voulait être considéré comme l'un des meilleurs à la TUW et être reconnu au Québec, chose qu'il a réussie avec le temps. L'athlète a notamment été champion deux fois par équipe, champion "Ultimate division" et champion de la fédération de la TUW. « L'organisation m'a fait confiance là-bas et j'ai gagné mes deux titres majeurs contre Jake Matthews qui est un gros nom au Québec. Celui-ci a accepté de me faire gagner. J'avais son respect et ça représentait énormément pour moi. Quand je suis devenu champion de la fédération, je crois que j'ai prouvé à tout le monde que j'avais réussi dans ce milieu. Mes parents sont probablement mes plus grands partisans. Je n'ai jamais abandonné et j'ai cru en mon rêve », affirme Poulin avec fierté qui, soulignons-le, a affronté de gros noms au Québec tels que Franky The Mobster, Darkko, SOA Amin (Dru Onyx) et Jake Matthews.

La fierté de Saint-Victor

Le capitaine Michael Pezz combattra dans sa ville natale pour une troisième année consécutive et il le fera encore une fois avec un grand plaisir. « Je suis fier de mes racines et de démontrer ce que je suis devenu et que je n'ai jamais abandonné. Les gens m'encouragent beaucoup et je veux à chaque reprise leur démontrer comment je suis professionnel dans mon sport-spectacle », mentionne-t-il.

Le Beauceron se mesura au très populaire Franky The Mobster pour l'occasion dans un combat qui promet. « Nous nous sommes affrontés à de multiples reprises et les gens n'ont jamais été déçus. Le match sera intense, divertissant et la force physique sera au rendez-vous. Le spectacle ravira les gens, j'en suis convaincu. Je ne prévois pas arrêter bientôt. La lutte, c'est ma drogue », conclut le capitaine beauceron.

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