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16 mars 2016 - 13:59 | Mis à jour : 14:54

Il y a dix ans le hockeyeur Jonathan Delisle perdait la vie

Gabriel Gignac

Par Gabriel Gignac, Journaliste

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Il y a dix ans aujourd'hui le hockeyeur Jonathan Delisle, qui portait à l'époque les couleurs du CRS Express de Saint-Georges, perdait la vie à l'âge de 28 ans dans un tragique accident de voiture.

Cet événement a non seulement marqué l'histoire du hockey sénior en Beauce et au Québec, mais également toute la population beauceronne. EnBeauce.com vous présente des entrevues avec l'ancien descripteur des parties de hockey du CRS Express, Richard Poulin, et trois anciens coéquipiers de l'ancien numéro 44, soit Raymond Delarosbil, Philippe Audet et Claude Morin.

Dans l'oeil du descripteur

L'ancien journaliste et descripteur des matchs de hockey du CRS Express, Richard Poulin, se rappelle exactement comment il a reçu la nouvelle. « Je venais d'arriver à la radio le matin et Jean-Claude Lessard m'a appris la nouvelle. Les deux bras m'ont tombé quand j'ai su que Jonathan Delisle était mort. J'étais démoli de voir qu'un homme avec un aussi beau sourire et une aussi belle rage de vivre, qui était de plus dans la force de l'âge venait de perdre la vie. Toutes les mamans et toutes les femmes du monde auraient rêvé d'avoir un Jonathan Delisle dans leur vie », raconte-t-il en soulignant que l'histoire doit être encore difficile pour Frédéric Vermette et Carl Paradis qui ont également été impliqués dans l'accident.

L'ancien animateur raconte que l'émission Sportmax avait duré plus de deux heures la journée de l'annonce de son décès. Les amateurs et plusieurs intervenants avaient appelé lors de l'émission pour témoigner leur appréciation du joueur. « C'était une sorte de thérapie commune pour tout le monde. Ma vision de la vie a changé après cet événement et je me suis dit à quel point c'est fragile. J'ai eu une pensée pour sa copine à l'époque qui était enceinte. C'est la seule fois que j'ai pleuré en ondes », affirme-t-il en retenant ses larmes.

Le numéro 44 était le ciment de cette équipe selon M. Poulin. Il souligne que l'ancien numéro 44 était toujours le premier à se sacrifier pour l'équipe et qu'il était fier de sa personne, de ses coéquipiers et de son équipe. « On manque de qualificatifs pour souligner à quel point cet homme était bon. Si j'avais la chance de lui reparler qu'une seule fois, je lui dirais merci d'avoir été la personne qu'il était, soit un exemple à suivre », conclut-il.

La cicatrice ne guérira jamais

L'ancien numéro 76 de la formation georgienne, Philippe Audet, raconte que dix ans plus tard, la cicatrice est encore profonde. « Je me rappelle encore d'avoir appris la nouvelle à mon travail. Je me suis dirigé à l'hôpital sur le champ. J'étais sous le choc et je tremblais comme une feuille. Je me rappelle ensuite d'avoir livré un témoignage à l'église le jour de ses funérailles, probablement la chose la plus difficile que j'ai eu à faire. Encore aujourd'hui je peux le dire, la cicatrice que nous a laissée sa mort ne sera jamais complètement guérie », dit-il.

Le sportif n'oubliera jamais cet événement et raconte avoir une pensée pour la copine de Jonathan à l'époque, sans oublier sa fille. « J'ai vu des photos de sa petite et elle ressemble tellement à son père. Je suis convaincu qu'elle aura un peu de son caractère », souligne Audet.

Ce dernier conclut en affirmant que Jonathan Delisle vivra toujours dans les pensées des gens qui l'ont connu. « Son sourire et sa joie de vivre sont inoubliables », termine-t-il.

Un gars inoubliable

L'ancien numéro 13 de Saint-Georges, Claude Morin, avait une note ce matin dans son agenda qui soulignait la mort de son ancien partenaire de trio et ami. « Je me rappelle encore de l'annonce de sa mort qui m'avait été faite par un des entraîneurs, Richard Vachon. J'ai eu une pensée à l'époque pour sa conjointe et sa future fille. Jonathan était un élément important pour notre équipe et à partir de ce moment là, tout s'est effondré pour notre équipe », affirme-t-il en soulignant que cet événement a été le plus tragique qu'il a vécu durant sa carrière.

Morin a conservé des photos de Jonathan Delisle et lui dans son bureau au travail. Il ajoute qu'il pense à l'homme souvent et qu'il se souviendra toujours de lui comme une personne qui était bonne à côtoyer. « C'était quelqu'un que tu voulais connaître. Il me manque beaucoup », déclare l'ancien hockeyeur.

La vie ne tient qu'à un fil 

L'ancien capitaine du CRS Express, Raymond Delarosbil se remémore douloureusement de cette saison et de la mort de son ami Jonathan Delisle. « Le premier match que nous avons joué, je me rappelle d'avoir commencé la partie et j'avais les yeux pleins d'eau. Je ne voyais pas grand-chose », affirme-t-il.

Celui qui portait à l'époque le numéro 17 a eu une pensée ce matin pour son ancien coéquipier. « On ne peut pas oublier cet événement. La vie est fragile et ne tient qu'à un fil. Depuis ce temps, je profite de tous les moments de ma vie et de mes proches, car on sait jamais quand ça peut prendre fin. La vie est ainsi faite », conclut-il.

Jonathan Delisle en chiffres

En 152 rencontres avec la formation de Saint-Georges, Jonathan Delisle a récolté 57 buts et 137 aides en plus de cumuler 500 minutes de pénalités. Il a disputé une partie dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec les Canadiens de Montréal. La Ligue nord-américaine de hockey a nommé un trophée à son nom pour le joueur qui démontre annuellement le meilleur leadership alors que la formation de Saint-Georges a retiré son chandail numéro 44. 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Je suis de ste Anne. J'ai coacher Jonathan atome. Il me manquer beaucoup un grand nom a ste anne. Merci a l'equipe pour le grand honneur. Merci jo

    José - 2016-03-16 19:27