Élections provinciales 2026

Éric Gagnon Poulin représente le Parti Québécois dans Beauce-Nord

Lancement de campagne

Léa Arnaud

Le candidat du Parti Québécois dans Beauce-Nord, Éric Gagnon Poulin, a procédé ce dimanche au lancement officiel de sa campagne à Sainte-Marie, entouré d’une quarantaine de membres, sympathisants et amis.

Au cours de l’événement, le candidat a présenté les priorités qu’il souhaite aborder dans sa campagne. Il a notamment évoqué :
- la décentralisation des pouvoirs et l’importance de « vivre, travailler et décider en Beauce » ;
- la crise du logement et la nécessité d’avoir une politique nationale en habitation ;
- l’autonomie alimentaire, avec un objectif de prospérité régionale et de réduction des inégalités ;
- les enjeux liés au coût de la vie.

« Les Beauceronnes et les Beaucerons veulent du changement. Le Parti Québécois est le seul parti qui propose du changement positif, rigoureux et structuré. Du changement avec un plan », a-t-il mentionné en précisant qu'il fallait laisser la place à un parti différent pour avoir du changement.

« En Beauce, c’est presque tabou de dire qu’on est indépendantiste. Il faut sortir de notre mutisme. Pour citer l’épitaphe du célèbre Jacques Parizeau : n’ayez pas peur. On peut gagner la Beauce! », a souligné le candidat. « On a quatre ans pour montrer que c'est possible! »

Il a indiqué vouloir aller à la rencontre des citoyennes et citoyens pour écouter leurs préoccupations, afin de porter celles-ci à l’Assemblée nationale. « Vous pourrez me poser vos questions et je viendrais aussi vous voir chez vous, sur le terrain. »

Un parcours marqué par une diversité d’expériences

Anthropologue socio-économique, Eric Gagnon Poulin a consacré sa carrière à comprendre les mécanismes qui façonnent les inégalités au Québec. Indépendantiste de longue date, sa réflexion s’est construite à travers l’étude de l’histoire du Québec, l’analyse des rapports avec le Canada et par l’examen du potentiel immense d’un Québec maître de ses choix.

Après des études en cinéma et communication au collégial, il s’est dirigé vers l’anthropologie sociale et culturelle à l’Université de Montréal. Il y a également complété une maîtrise portant sur les agriculteurs expropriés de Mirabel, recherche qui a abouti sur un documentaire qu’il a co-réalisé et intitulé Le fantôme de Mirabel. Durant sa maîtrise et son doctorat, aussi en anthropologie, en plus d’élever une famille, M. Gagnon Poulin a œuvré comme journaliste dans la région et également dans le milieu communautaire. Ses expériences ont nourri son regard critique sur les politiques sociales autour des enjeux de pauvreté. Il a complété des études postdoctorales portant sur les liens entre les politiques d’employabilité, la précarisation du marché du travail et la pauvreté systémique. Actuellement directeur d’une organisation d’économie sociale en habitation, il met son expérience au service du développement du logement social et communautaire en Chaudière-Appalaches.