Élections provinciales 2026

«Un référendum, c'est un tarif», dit le candidat Samuel Poulin

Scrutin du 5 octobre

Sylvio Morin

Si le Parti Québécois prend le pouvoir le 5 octobre prochain, le processus qui s'enclenchera pour l'accession à la souveraineté ajoutera une incertitude supplémentaire dans les milieux économiques de la province.

« Un référendum, c’est un tarif [...] qui s’ajoute à ceux qui touchent déjà le bois, l’acier, l’aluminium, les meubles et le textile, notamment. Ce n’est ni le temps ni le moment, dans le contexte économique actuel », a déclaré le candidat de l’Équipe Christine Fréchette dans Beauce-Sud, Samuel Poulin, lors d'une rencontre avec la presse régionale jeudi.

S'il demande au PQ d'avancer au moins trois avantages économiques de lancer le Québec dans un référendum, lui n'en voit aucun: « On sait qu’une telle période amène de l’instabilité sur notre monnaie, dans nos partenariats, dans nos marchés et dans les transferts fédéraux, sans compter que des ressources de l’État seraient consacrées au référendum », a-t-il fait valoir.

Qui plus est, les gens de la Beauce ne veulent pas de référendum, assure-t-il. Et dans l'éventualité de sa réélection pour un 3e mandat, durant lequel il se retrouverait dans l'Opposition face à un gouvernement péquiste, « je vais militer contre un référendum. »

Signalons que selon les sondages, environ 35% de la population beauceronne est favorable à la souveraineté.

«Aveuglement du PCQ»

Samuel Poulin s'en est aussi pris à son principal adversaire dans la course, le conservateur Jonathan Poulin, sur les propos qu'auraient tenus le candidat à l'effet que les décisions du président américain, Donald Trump, dans sa guerre tarifaire contre le Canada, n’ont pas d’impact sur le coût de la vie, notamment sur le prix de l’épicerie.

« Visiblement, les notions économiques de base ne sont pas comprises par le PCQ. Les tarifs et les contre-tarifs ont des impacts directs sur les approvisionnements, dont la facture est éventuellement refilée aux citoyens et aux entreprises. Je l’invite (Jonathan Poulin) à discuter avec nos entrepreneurs et les travailleurs d’ici, sans oublier tous les sous-traitants. La Beauce est l’une des régions les plus impactées par les tarifs », a expliqué le député et ministre sortant.

Outre les pertes d'emploi, des analyses de l’Institut Économique de Montréal démontrent que des entreprises de la région ne sont plus concurrentielles aux États-Unis. « Visiblement, l’économie de la Beauce, ça n’intéresse vraiment pas Éric Duhaime et son candidat. C'est de l'aveuglement», a dit Samuel Poulin.

Selon les projections du site Qc125,com, en date du 2 septembre dans Beauce-Sud, le Parti conservateur du Québec récolte 43% des intentions de vote (variation de plus ou moins 7%), suivi en 2e place de la Coalition Avenir Québec - Équipe Fréchette avec 26% (variation 6%)