Le candidat caquiste dans Beauce-Sud, Samuel Poulin, a tenu une conférence de presse ce jeudi 10 septembre devant le CPE de Notre-Dame-des-Pins pour présenter deux engagements de campagne en matière de sécurité économique, soit la protection du réseau des centres de la petite enfance (CPE) et l'accès à la propriété pour les jeunes familles beauceronnes.
La guerre tarifaire avec les États-Unis, qui continue de peser sur la région, a aussi occupé une bonne partie de l'échange avec les médias.
Protéger le réseau des CPE
Samuel Poulin a rappelé avoir obtenu 211 nouvelles places en service de garde dans Beauce-Sud au cours de son dernier mandat, dont 58 au CPE de Notre-Dame-des-Pins, en plus de projets réalisés à Saint-Georges, Saint-Prosper, La Guadeloupe, Saint-Honoré-de-Shenley et Saint-Benjamin. Selon lui, ces places touchent plus de 400 parents de la région, où une centaine de familles demeurent actuellement sur une liste d'attente, répartie de façon à peu près égale sur le territoire.
Il s'engage à poursuivre ce développement, la Coalition avenir Québec promettant à l'échelle provinciale 25 000 nouvelles places en CPE d'ici 2030, dont 10 000 par la conversion de places en milieu familial ou privé non subventionné vers le tarif de 9,65 $ par jour.
Le candidat a profité de l'occasion pour critiquer la proposition du chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, qui souhaite imposer un moratoire sur le développement de nouvelles places en CPE et offrir plutôt 5 000 $ imposables par année aux parents qui choisissent de rester à la maison. « Qui peut vivre avec cinq mille dollars imposables par année ? Personne. C'est comme le 75 $ d'épicerie de Philippe Couillard en 2018 », a-t-il lancé, qualifiant la proposition d'irréaliste dans une région où le taux de chômage avoisine les 2 %.
Privilégier la construction de maison sous les 350 000 $
Comme ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin a lancé un programme de financement pour la construction de quartiers de maisons à moins de 350 000 $, qui couvre notamment le prolongement des réseaux d'aqueduc et d'égout. Le programme, doté d'un milliard de dollars et ouvert jusqu'au 18 septembre, aurait, selon lui, déjà attiré une dizaine de projets provenant de municipalités beauceronnes.
Le candidat a également annoncé la hausse du crédit d'impôt pour l'achat d'une première maison, qui passerait de 1 400 $ à 7 000 $, une mesure qu'il chiffre à environ 200 millions de dollars par année à l'échelle du Québec et qui pourrait, selon lui, aider plus de 40 000 Québécois à devenir propriétaires. Il a rappelé aussi le remboursement de la taxe de bienvenue jusqu'à concurrence de 5 800 $, rétroactif au 1er janvier 2026, dont les remboursements doivent commencer cet automne.
Une région durement touchée par la guerre tarifaire
Interrogé sur l'impact de la guerre tarifaire, Samuel Poulin a fait état d'une situation concrète sur le terrain, évoquant des lignes de production arrêtées, des carnets de commandes réduits de moitié pour le mois d'octobre dans certaines entreprises et des contrats de camionnage annulés vers les États-Unis.
« Certaines entreprises me disaient hier : je n'ose pas mettre à pied mes employés parce que je ne sais pas si je vais les retrouver en janvier si ça va mieux », a-t-il rapporté, précisant qu'une trentaine d'entreprises de la région sont actuellement suivies de près par son bureau.
Il a indiqué travailler quotidiennement avec le gouvernement fédéral sur ce dossier, de même qu'avec le député fédéral conservateur de Beauce, Jason Groleau.
Le candidat a par ailleurs affirmé que le cadre financier de son parti, qui prévoit un retour à l'équilibre budgétaire sur cinq ans, était réaliste, contrairement à celui présenté la veille par Éric Duhaime, qu'il dit « non chiffré à hauteur de 60 milliards de dollars ». « Le Parti conservateur du Québec dans la Beauce ne s'intéresse pas aux entreprises, ne s'intéresse pas à l'économie et ne propose absolument rien pour aider les entreprises », a-t-il conclu.