Élections provinciales 2026

Alvaro Peressutti veut prolonger l'autoroute 73 jusqu'à la frontière

Candidat du PLQ dans Beauce-Sud

Sylvio Morin

S'il est élu le 5 octobre prochain, le candidat du Parti libéral du Québec dans Beauce-Sud,  Alvaro Peressutti, s'engage à compléter les 7,3 km manquants de l’autoroute 73, jusqu’à la route 173, au sud de la 208e rue, à Saint-Georges, et à planifier les phases subséquentes vers Saint-Côme-Linière, pour créer un corridor nord-sud continu jusqu’à la frontière américaine.

C'est du moins ce qu'il a annoncé en conférence de presse, hier, aux journalistes des médias régionaux. À ses côtés, son épouse et urgentologue à l'hôpital de Saint-Georges, Dre Édith Pépin.

Il a affirmé que les derniers prolongements effectués à l’autoroute Robert-Cliche l'ont été sous un gouvernement libéral ou grâce à ses engagements. « En 2020, la CAQ promettait de son côté 7,3 km jusqu’à la route 173. En 2026, elle annonce 1,4 km, pas encore construit, pas encore autorisé. Une réduction de 80 %. Avec les libéraux, l’autoroute 73 avançait. Avec la CAQ, elle rétrécit, même sur papier. Nous sommes les seuls à pouvoir livrer », a lancé le candidat.

Invoquant la sécurité et une qualité de vie, il estime inacceptable qu'encore aujourd'hui, tous les véhicules lourds à destination des États-Unis traversent le centre-ville de Saint-Georges via la route 173, longeant des écoles, des garderies et des parcs. Il rappelle que le ministère des Transports anticipe une congestion additionnelle significative à l’horizon 2036, d'où l'urgence d'agir.

Pour Saint-Côme-Linière, il évalue que le prolongement représentera une occasion économique majeure. «Les administrations municipales et les élus de Saint-Georges et de Saint-Côme-Linière ont clairement  exprimé leurs attentes. Ce projet en est un pour rassembler, réparer et bâtir.»

Quant à la construction d'une 2e pont dans la capitale beauceronne, il attendra que les études soient complétées avant de s'engager au soutien du projet. «Si ça s'avère nécessaire, je mettrais tous les efforts qu'il faut à sa réalisation», a-t-il fait savoir.

Main d'oeuvre

Se définissant comme «un régionaliste convaincu et un fédéraliste assumé à l'esprit beauceron», M. Peressutti veut mobiliser les partenaires de Beauce-Sud pour identifier les besoins prioritaires en main-d’œuvre  et mener des missions de recrutement actif à l’échelle pancanadienne.

L'homme de 43 ans veut faire profiter le gouvernement de son expertise acquise, après presque trois décennies, à promouvoir le savoir faire québécois partout au Canada et dans le monde.

« Tout le monde manque de personnel et tout le monde fait ses propres démarches pour essayer de pourvoir ces postes, mais il ne semble pas y avoir de priorité claire », a-t-il dit, tout en estimant que cette table pourra être mise en marche rapidement.

Enfin, au nombre des dossiers qui demanderont son attention, la couverture cellulaire, le projet de tri de matières résiduelles, le transport et la mobilité en milieu rural, ainsi que la distribution de livres «d'ici» dans le réseau scolaire.