Après que le premier ministre du Canada, Mark Carney, ait décidé de suspendre les négociations avec les États, aucun nouvel accord commercial n’a été conclu ce vendredi et de nouveaux droits de douane ont été imposés par le président américain, Donald Trump.
« J’ai décidé ce soir de suspendre les négociations commerciales avec les États-Unis et j’ai demandé aux négociateurs canadiens de rentrer à Ottawa. Ils ont travaillé d’arrache-pied, en toute bonne foi, pour défendre les intérêts des Canadiennes et des Canadiens tout au long de ces négociations, et ce, jusqu’à la dernière minute. Cependant, les modifications de dernière minute apportées aux conditions proposées par les États-Unis étaient inéquitables, non rentables et remettaient en cause la fiabilité de tout accord », a précisé Mark Carney dans un communiqué publié tard vendredi soir.
Par conséquent, de nouveaux droits de douane de 50% sont entrés en vigueur à 00h01 sur des milliers de produits canadiens totalisant environ 28 milliards de dollars. Cette nouvelle surtaxe vise un large panel de produits, dont le vin, le miel, les huiles essentielles, des matériaux de construction, etc. Cependant, le premier ministre du Canada compte riposter avec des droits de douane équivalents « au dollar près. »
Il a également mentionné que des mesures supplémentaires pour soutenir les travailleurs et les entreprises du Canada seront annoncées prochainement.
Pour le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, « les développements des dernières heures dans les négociations entre le Canada et les États-Unis auront des conséquences importantes pour notre région. »
Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’élu s’est dit prêt à agir avec la cellule économique Beauce–États-Unis et avec l’équipe de la première ministre du Québec, Christine Fréchette. « Nous connaissons nos entreprises. Nos travailleurs. Les impacts. Nous allons poursuivre nos échanges avec nos entrepreneurs et nos agriculteurs au cours des prochaines heures, qui seront fortement impactés. »
Il sera justement au Conseil des ministres aujourd’hui rassemblé par Christine Fréchette pour mettre en place les mesures nécessaires au soutien des entreprises et des travailleurs touchées par cette nouvelle taxation.
La première ministre du Québec compte protéger l’économie de la province et demander le soutien du gouvernement fédéral. « Le Québec sera présent pour défendre ses intérêts et faire tout ce qui est nécessaire pour protéger notre économie », a-t-elle conclu dans un communiqué publié ce samedi matin.