À l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, qui se tient chaque année le 31 août, plusieurs intervenants de la région se sont rassemblés pour s'adresser aux citoyens à Saint-Georges.
En effet, de 10 h à 14 h, les travailleuses de rue ont tenu un kiosque d'informations avec des représentants de la santé publique, du Bercail et du CJE Beauce-Sud. Les intervenants ont distribué des outils, des brochures d'informations et créer des liens avec les personnes rencontrées.
« Tout le monde est à risque, même les personnes âgées, que ce soit un cousin, une cousine, un frère, une soeur, bref tout le monde est à risque parce que ça peut même être avec des médicaments prescris », a expliqué la travailleuse de rue Ori de la Maison des jeunes Beauce-Sartigan, en précisant que ce n'est pas seulement dans un contexte de consommation.
De plus, il faut savoir que de la drogue achetée dans la rue peut avoir été coupée et contenir des opioïdes (dont du fentanyl). Par prévention, il est possible de se procurer des bandelettes de détection.
Tous impliqués
Cet événement est souligné partout à travers la province par des activités de mobilisation, de création et de commémoration. Cette année les deux slogans choisis sont : « Chaque vie est une histoire, les surdoses ont plusieurs visages. » Et : « Trop de corps qu'on dépose… il faut qu'on cause pour la fin des surdoses. »
« C'est important aussi d'enlever la stigmatisation envers les gens qui consomment des drogues parce que tout le monde est concerné. Ça appartient à tout le monde de s'occuper des autres », a ajouté Audrey, travailleuse de rue pour le Bercail.
Il est d'ailleurs possible pour tous citoyens de se procurer une trousse de naloxone en pharmacie ou auprès du travail de rue, qui en fourni anonymement. Cependant, il est essentiel de se rendre à l'hôpital après avoir administré ce médicament d'urgence qui renverse temporairement les effets d'une surdose d'opioïdes.
« Il faut en parler parce qu'en parler c'est sauver des vies », ont conclu les travailleuses de rue.
Notons que cette journée a été instauré en 2013 par l'Association Québécoise pour la Promotion de la Santé des personnes Utilisatrices de Drogues (AQPSUD). C'est aussi un moment pour se souvenir des personnes qui sont décédées dans un contexte de surdose.