Du 12 au 14 août
Rosalie Breton prête à vivre la rivalité Canada–États-Unis

Par Germain Chartier, Journaliste
La hockeyeuse beauceronne Rosalie Breton vivra un moment important de sa jeune carrière ce mercredi 12 août, alors qu’elle disputera son premier match de la Série de la rivalité avec l’équipe de développement féminine du Canada contre les États-Unis, à l'Anneau olympique de Richmond, en Colombie-Britannique.
Originaire de Saint-Bernard, la défenseure a obtenu sa place au sein de la formation canadienne après avoir participé pour la première fois au camp de l’équipe de développement. Le premier duel contre les Américaines était prévu à 16h. Les deux autres rencontres auront lieu jeudi, à 10 h 30 et vendredi à 16h.
Quelques heures avant d’enfiler le chandail canadien dans cette série, Rosalie Breton avait encore de la difficulté à réaliser pleinement ce qu’elle s’apprête à vivre.
« J’étais tellement sous le choc quand j’ai su que je faisais l’équipe. Je ne pensais pas que j’avais mal fait durant le camp, mais je ne pensais pas non plus que j’avais assez bien joué pour réussir à intégrer l’équipe », confie-t-elle à EnBeauce.com.
Cette sélection a une signification particulière pour la Beauceronne, qui arrivait au camp avec un parcours différent de plusieurs autres joueuses présentes. En effet, alors que la majorité des défenseures évoluaient déjà au niveau universitaire depuis quelques années, Rosalie Breton faisait le saut à partir du calibre collégial. Elle savait donc que l’adaptation serait importante.
« C’est sûr que je savais que ça allait être une beaucoup plus grande adaptation pour moi de passer du niveau collégial, au calibre de jeu ici. Mais je pense que j’ai quand même réussi à m’adapter très rapidement dès le début du camp au très haut niveau de jeu qu’on retrouve ici », explique-t-elle. Elle croit d’ailleurs que cette capacité d’adaptation rapide a pu jouer en sa faveur au moment des décisions finales.
La journée de sélection a été particulièrement chargée en émotions. Les joueuses devaient déposer leurs valises identifiées dans une salle commune avant d’être rencontrées une à une par les entraîneurs. Selon la décision rendue, elles étaient ensuite dirigées vers l’autobus pour quitter le camp ou vers une salle où les joueuses retenues attendaient.
Rosalie Breton se souvient très bien du moment où elle a été appelée, même si la suite lui paraît encore floue.
« Ils m’ont apportée jusqu’à la salle de rencontre avec les coachs. Je me suis assise devant eux. Puis là, ils ont commencé à me parler de mon camp. À un moment donné, ils ont juste dit : “On aimerait ça savoir si tu voudrais prendre part à la Série de la rivalité avec nous.” Puis là, après ça, ça a été un blackout (rire). »
La défenseure raconte avoir été profondément touchée par la confiance reçue de la part du personnel d’entraîneurs. « C’était vraiment un des plus beaux moments de ma vie. J’étais reconnaissante de savoir que les coachs avaient jugé que je méritais ma place ici, puis qu’ils me faisaient assez confiance pour me sélectionner et me donner la chance d’aller affronter les États-Unis avec l’équipe. »
Une rivalité Canada-USA connue de tous
Pour Rosalie Breton, la rivalité entre le Canada et les États-Unis représente ce qui se fait de plus intense dans le hockey féminin. « Je pense que tout le monde le sait dans le monde du hockey, il n’y a pas plus grosse rivalité que Canada–États-Unis. Chaque année, ça fait des matchs serrés, autant dans la Série de rivalité des moins de 18 ans, de l’équipe de développement ou de l’équipe senior », souligne-t-elle.
Elle s’attend à des matchs physiques, rapides et exigeants. Le groupe canadien, dit-elle, sait exactement ce qui l’attend. « On sait dans quoi on s’embarque, puis on sait aussi qu’on a un objectif commun pour tout le monde, c’est d’aller battre les États-Unis pour les trois matchs. On sait que ça ne sera pas facile, mais on est prêtes à ça. »
La Beauceronne se dit aussi impressionnée par le calibre des joueuses qui l’entourent. À ses yeux, la force de cette équipe repose autant sur le talent individuel que sur la complémentarité du groupe.
« Tu prends les 22 meilleures joueuses de moins de 25 ans au Canada et tu les mets dans une équipe, je pense que ça parle de soi-même. Tout le monde apporte quelque chose de différent, mais tout le monde est tellement talentueux », conclu-t-elle.
Cette première participation au camp de développement canadien s’est donc transformée en sélection officielle pour une série contre les États-Unis. Un moment que Rosalie Breton accueille avec fierté, surprise et beaucoup de reconnaissance.
À noter que les matchs sont diffusés en direct sur HNLive.ca au coût de 17,99$ (par match).
À écouter également
BALADO - En tête-à-tête avec Rosalie et Alain Breton
