Étudier au Québec, «un rêve»
Hasina Mailhol, à gauche, est arrivée au Québec le 11 août dernier. Solene Virapol, à droite, entame sa deuxième année au Cégep Beauce-Appalaches.
Solene Virapol et Hasina Mailhol vivent leur rêve, celui de venir étudier au Québec. Les deux sont présentement inscrites à la technique d’éducation à l’enfance, au Cégep Beauce-Appalaches. Solene est ici depuis un an, et elle a bien vécu son intégration. Hasina, elle, est ici depuis le 11 août seulement, mais elle a déjà été charmée par les terres beauceronnes.
Les deux bénéficient d’une entente, financée entièrement par la France, entre le Cégep Beauce-Appalaches et l’Île-de-la-Réunion. Celle-ci permet chaque année à des Réunionnais de venir étudier au cégep dans un programme où il y a une forte demande en main-d’œuvre. Pour obtenir leur billet d’avion, elles ont dû passer à travers un processus de sélection strict : test à l’écrit, à l’oral, évaluation psychologique, et plus.
Mais maintenant qu’elles sont arrivées, elles flottent sur un nuage. Solene apprécie particulièrement l’hospitalité des Beaucerons : «Ce que j’aime le plus franchement, c’est l’accueil chaleureux des gens d’ici. Il y a un rapport de proximité entre les personnes ici qui n’existe pas nécessairement chez moi.»
Pierre-Olivier Lachapelle, technicien en loisir au Cégep et responsable du volet international, est là pour répondre aux besoins des nouveaux arrivants. «On organise des activités pour eux, pour les aider à se faire de nouveaux amis, à se mêler au reste de l’école, par exemple la semaine interculturelle, qui aura lieu en octobre. Mais ils sont des adultes, on les laisse quand même se débrouiller eux même.»
La première année est la plus difficile. L’année dernière, trois des six nouveaux arrivants ont abandonné leurs études pour retourner chez soi. C’est parfois en raison du climat, mais la plupart du temps, c’est plutôt l’éloignement qui cause problème selon Pierre-Olivier : «C’est rare que les étudiants partent pour des raisons scolaires. Ceux qui viennent ici sont habituellement très forts à l’école. Ils sont bien outillés, mais rien ne peut vraiment les préparer à vivre loin de leur famille.»
Un défi que Solene a su relever : «Le plus difficile, c’était d’être loin de ma famille. Les premiers mois sont les plus durs, mais merci à la technologie et à Skype je garde contact!»
Pour Hasina, ses premiers pas en sol québécois se déroulent bien : «J’ai eu mes premiers cours et ça va bien. Le seul problème que j’ai rencontré jusqu’à maintenant, c’est sur le plan linguistique. J’ai encore un peu de difficulté à comprendre les accents!»
Les deux s’accordent pour dire que la système éducatif est très différent ici qu’en France : «La pédagogie ce n’est pas du tout la même histoire. Les enseignants ici sont plus disponibles, plus proches de leurs élèves», affirme Solene. «Aussi, ici on donne plus d’importance à la pratique que dans les écoles de l’Île-de-la-Réunion», complète sa collègue Hasina.
Réunir les cultures
Pierre-Olivier Lachapelle croit que le Cégep Beauce-Appalaches aura été un pionnier pour le rapprochement des cultures en Beauce : «Quand le Cégep a adhéré à ce projet, il était très avant-gardiste. Maintenant le trajet est tracé et la population est habituée de voir les nouveaux arrivants dans la rue, mais au départ elle était surprise.»
Ce partenariat aura, selon lui, créé une ouverture chez les entreprises de la région : «On voit que ce projet a des répercussions dans les commissions scolaires, dans les centres de DEP et même dans les entreprises. Il y a de plus en plus de mixités culturelles, une plus grande ouverture à l’étranger.»
Mais le principal avantage de ce projet demeure l’enrichissement culturel au sein même de l’établissement d’enseignement : «C’est surtout le partage de culture qui est intéressant. Les nouveaux arrivants participent à la vie artistique, sportive, étudiante. Ça donne une belle couleur à notre cégep.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L’ADOberge lance un nouveau service de post-hébergement
L'ADOberge de Saint-Georges a annoncé aujourd'hui le lancement d'un nouveau service de post-hébergement destiné aux jeunes et aux familles des MRC de Beauce-Sartigan, de Beauce-Centre, des Etchemins et des Appalaches. Ce service vise à offrir un accompagnement personnalisé après un séjour à L'ADOberge afin de favoriser une transition ...
LIRE LA SUITE
Le premier Tournoi de golf Joshua Roy remet 24 578 $ à Moisson Beauce
La première édition du Tournoi de golf Joshua Roy, qui s'est déroulée le 6 août dernier, a permis d'amasser 24 578 $ au bénéfice de Moisson Beauce. Pour l'occasion, les participants ont pu profiter de la présence du joueur de hockey professionnel tout en réaliser un tournoi de 18 trous pour la bonne cause. L'organisation du tournoi a ...
LIRE LA SUITE
Journée internationale de l'alphabétisation: Alphare interpelle les partis politiques
L'organisme de Saint-Georges, Alphare, profite de la Journée internationale de l'alphabétisation, célébrée ce mardi 8 septembre, pour interpeller les partis politiques québécois sur l'analphabétisme, un enjeu qui touche un nombre grandissant de personnes dans la province. Selon les plus récentes statistiques du Programme pour l'évaluation ...
LIRE LA SUITE