Le bâtiment est maintenant déclassé
Château Beauce: un règlement souhaité «d'ici les Fêtes»

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles
Maintenant que le bâtiment a été déclassé, la directrice générale de la Société Alzheimer Chaudière-Appalaches (SACA) veut que le dossier du Château Beauce soit clos avant la fin de la présente l'année.
« D'ici les fêtes, il faut que ça soit réglé, a fait savoir Sonia Nadeau, lors d'un entretien téléphonique avec EnBeauce.com.
En mai dernier, le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, avait lancé un ultimatum de deux semaines concernant l’avenir du bâtiment classé patrimonial, afin qu'un «projet crédible» de sauvegarde de l'édifice soit proposé, avant de rendre sa décision.
Trois investisseurs potentiels se seraient manifestés auprès du ministère, qui a finalement décidé de déclasser l'immeuble, tel que mentionné par Mathieu Lacombe dans une lettre envoyée à la SACA le 24 juillet dernier.
La levée de la protection patrimoniale ouvre la voie à l'organisme, qui est propriétaire du Château Beauce depuis 2014, à pouvoir disposer avec moins de contraintes de l'installation, qui est de plus en plus dans un état de délabrement.
En effet, la SACA n'a jamais eu les moyens de réparer les dommages importants survenus à la suite de l'inondation du printemps 2019. De même, l'endroit a été vandalisé à plusieurs reprises au fil des ans, avec une intensification des méfaits ces derniers mois.
Il s’agit aussi d’un moment charnière dans un dossier où s’opposent depuis longtemps la protection du patrimoine, les contraintes financières, les risques liés au bâtiment et la mission d’un organisme communautaire.
La semaine prochaine, Sonia Nadeau rencontrera la mairesse de Sainte-Marie, Luce Lacroix, pour établir les paramètres dans lesquels des projets de sauvegarde du Château Beauce pourraient voir le jour, tenant compte des règlements municipaux et des plans d'urbanisme. Après quoi, elle communiquera avec les trois groupes qui s'étaient manifestés auprès du ministère, ainsi qu'avec un 4e investisseur qui a levé la main depuis.
La directrice générale espère qu'un projet qui réponde aux besoins de la communauté et d'acceptabilité du voisinage puisse se concrétiser avec l'édifice « mais je n'attendrai pas encore un an pour fermer les livres. Nos ressources doivent aller à notre mission première de services. »
Si le plan A est de disposer de la maison par un projet de sauvegarde, la démolition n'est pas exclue non plus. « Mais la démolition, c'est loin d'être gratuit », de conclure Sonia Nadeau.
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