Chroniques

Un été de fou

Pier Dutil

Pier Dutil

Je ne sais trop quel genre d’été vous avez passé, mais le mien fut très agréablement occupé, en bonne compagnie, et je me réjouis en pensant qu’il n’est pas terminé.

Tout au long de cette saison, nous avons eu droit à des évènements et/ou des initiatives qui m’ont permis de constater que des humains ne sont pas en manque de bêtises, alors que d’autres s’illustrent de belles façons.

Permettez-moi de relever quelques cas qui ont particulièrement retenu mon attention.

Quand la mère nature se déchaîne

L’été a mis du temps à s’installer et à nous faire profiter de belles journées. Mais, une fois sur place, il nous a servi une kyrielle d’évènements plus imprévisibles les uns que les autres.

C’est ainsi que l’on a eu droit à des journées de chaleur caniculaire, à d’autres de précipitations abondantes battant des records. Sur l’ensemble de la planète, les canicules se sont multipliées, des régions ont vécu des inondations dramatiques, des millions d’hectares de forêt ont été emportés par de violents incendies forçant des dizaines de milliers de personnes à vivre des évacuations et des drames déchirants, alors qu’ailleurs, des sécheresses menaçaient l’approvisionnement en eau potable de millions de citoyens.

Ceux qui osent encore nier l’existence des changements climatiques dorment au gaz et je leur souhaite de ne pas se réveiller.

Quand on veut, on peut

Dans ma chronique du 18 mai dernier intitulée : «L’incompétence des pouvoirs publics» je soulevais le très mauvais état du pont David-Roy faisant le lien entre les rives est et ouest de Saint-Georges et la négligence des dirigeants régionaux du ministère des Transports. Eh bien, je me dois aujourd’hui de transformer mes reproches en félicitations pour ces mêmes dirigeants.

En effet, entre 18 h 00 et 2 ou 3 heures du matin, dans la soirée et la nuit du 2 au 3 août, on a refait en entier le pavage du pont David-Roy et de la 118e rue du côté est. Vous avez bien lu, tout cela en à peine 10 heures, sans perturber la circulation.

Dans cette même chronique du 18 mai, j’avais aussi fait mention d’un problème qui tardait à être réglé du côté sud de la 1ère avenue Clermont-Pépin où des murets de béton empêchaient les automobilistes d’avoir accès à une deuxième voie pour tourner sur le pont David-Roy. Eh bien, là aussi, le problème a été résolu dans le temps de le dire.

Je ne croyais pas avoir autant d’influence… Trève de plaisanterie, je n’ai pas la prétention d’avoir joué un rôle dans la solution de ces deux problèmes.

Mais cela nous prouve que, quand on veut, on peut. 

Ça me fait capoter

Durant tout l’été, on nous a cassé les oreilles avec le conflit entre l’Iran et les États-Unis, notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz par où circule 20 % de la production mondiale du pétrole.

Comme moi, vous avez pu en mesurer les impacts à chaque fois que vous avez fait le plein si vous conduisez encore des véhicules à essence.

Or, nous avons appris récemment que ce blocage n’occasionnait pas seulement un problème avec le pétrole. En effet, c’est par ce même détroit que circulent les gants de caoutchouc utilisés en santé et, les préservatifs, les «capotes», si vous préférez.

Imaginez-vous les impacts pour la population mondiale si l’on vient à manquer de préservatifs. On pourrait assister à une résurgence de plusieurs maladies vénériennes ou encore à un accroissement soudain de la population suite à un nouveau «baby boom.»

Rien qu’à y penser, ça me fait capoter.

Récompenser l’incompétence

Tous les Canadiens connaissent la situation financière désastreuse de Postes Canada - Canada Post. Cette Société d’État multiplie les déficits année après année.

Au cours de la dernière année seulement, le déficit a atteint 1,57 milliards de dollars (1,57 G$), une performance record.

Le 14 juillet dernier, le Journal de Québec nous apprenait que, malgré ce déficit abyssal, quelque 2 400 cadres ont eu droit à des bonis totalisant 30,8 millions de dollars (30,8 M$), ce qui représente une moyenne de 12 833 $ par tête de pipe.  

Imaginez-vous à quels bonis ils auraient eu droit si jamais il n’y avait pas eu de déficit? Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas demain la veille où l’on verra Postes Canada – Canada Post écrire ses résultats financiers à l’encre noire.

Je veux aller à Calgary

Le 18 octobre prochain, les Albertains iront aux urnes dans le cadre d’un référendum qui pourrait mener à un deuxième référendum portant sur la séparation possible de l’Alberta du reste du Canada.

Lors du référendum de 1995 tenu au Québec sur la possible souveraineté du Québec, je me souviens de l’importante délégation de milliers de Canadiennes et de Canadiens en provenance de toutes les parties du pays qui sont venus en avion, en autobus ou autrement nous témoigner leur grand amour, nous implorant de demeurer dans le Canada.

Eh bien, cette année, c’est à notre tour d’aller témoigner notre grand amour aux Albertaines et aux Albertains, les implorant de demeurer avec nous avec leur pétrole des sables bitumineux et leur Stampede.

Et, comme en 1995, les dépenses reliées à ce pèlerinage seront assumées par de grandes entreprises canadiennes ou peut-être même par des fonds secrets fédéraux. Je sais que c’est illégal, mais ça l’était également en 1995 et aucune accusation n’a été portée.

Élections provinciales

À celles et ceux qui me croisent et s’informent quand je prévois «chroniquer» sur les élections provinciales, rassurez-vous, ça s’en vient. Et il nous reste encore 27 jours.

Courage

Il ne reste que 866 jours au mandat de Donald Trump. 

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Pensée de la semaine

Je nous dédie, à toutes et tous, la pensée de la semaine en nous souhaitant une bonne fin d’été: