L'État d'Israël n'engagera pas de poursuites pénales à la suite d'une frappe militaire dans la bande de Gaza en 2024, qui a coûté la vie à des travailleurs humanitaires, dont celle du Beauceron Jacob Flickinger.
C'est du moins ce que rapporte une dépêche de La Presse Canadienne.
L'agence indique que, dans une déclaration commune publiée vendredi, les ministères des Affaires étrangères du Canada, de l'Australie et du Royaume-Uni ont dénoncé la décision du procureur militaire israélien de ne pas ouvrir d’enquête pénale sur l'événement, qualifiant celle-ci de «honteuse».
Rappelons que l'ex-militaire de 33 ans avait été tué le 1er avril 2024, avec six collègues de l'organisme World Central Kitchen pour lequel il travaillait, lors d'une frappe aérienne au centre de la bande de Gaza.
Toujours selon La Presse Canadienne, l’armée israélienne a déclaré mercredi que les commandants avaient pris les travailleurs humanitaires pour des membres armés du Hamas, et que leur décision de lancer l’attaque «ne donnait pas lieu à un soupçon raisonnable de faute pénale».
L'organisme World Central Kitchen a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.
Signalons qu'outre ses parents, Sylvie Labrecque et John Flickinger, Jacob Flickinger a laissé dans le deuil sa conjointe, Sandy Leclerc, et son fils Jasper, qui à ce moment-là n'avait que 18 mois.
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