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JOUR 6 DU PROCÈS DE J-F ROY | La psychiatre de la Défense se prononce

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7 juin 2017
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Sébastien Roy
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Par Sébastien Roy, Journaliste

Le sixième jour du procès de Jean-François Roy, accusé du meurtre d’Hygin Veilleux, s’est amorcé avec l’interrogatoire l’experte de la Défense, la psychiatre légiste France Proulx, de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.

Celle-ci estime que Jean-François Roy souffre d’un trouble de la personnalité limite avec des traits antisociaux. Elle a également élaboré sur le trouble de l’humeur bipolaire, sans toutefois pouvoir affirmer avec certitude qu’il en est atteint. La première partie de l’interrogatoire de la Dre Proulx a donc consisté à expliquer la façon dont elle en est venue à cette conclusion au terme du témoignage de l’accusé, de sa rencontre avec lui en novembre 2016 ainsi qu’après avoir visionné l’interrogatoire de la Sûreté du Québec et consulté les rapports de celle-ci.

Par la suite, les questions de l’avocat de la Défense, Gabriel Michaud-Brière, ont porté sur la possibilité que Roy souffrait d’une psychose au moment des faits. Selon son expertise, la psychiatre a expliqué qu’une personne en état de psychose peut agir de façon cohérente et logique dans le but d’atteindre son objectif délirant.

Dans son rapport, Dre Proulx fait également mention de la consommation de drogues, du cannabis et des amphétamines, le soir précédant son geste. Cependant, Roy avait affirmé la veille que c’était des comprimés d’un médicament pour contrer l’anxiété qu’il avait consommé. Après vérification dans le rapport, la psychiatre mentionne que Roy avait utilisé le mot « pilules », qu’elle a interprété comme étant amphétamines.

Elle explique aussi qu’il est impossible de déterminer si le trouble mental menant au meurtre exclut la consommation de stupéfiants. De ce fait, elle ne peut conclure que Roy est non criminellement responsable, car l’intoxication aux stupéfiants constitue un acte volontaire.

De plus, lors du contre-interrogatoire, la psychiatre a concédé que bien que le trouble de la personnalité limite avec des traits antisociaux soit un trouble mental nécessitant une médication et un traitement, « Jean-François Roy ne souffre pas de maladie mentale selon la Loi ».

Après le passage de Dre Proulx, ce fut au tour de la mère de l’accusé de témoigner. Aline Mathieu a donc raconté selon elle les moments marquants de la vie de son fils, ses tentatives de suicide et ses crises d’anxiété. Elle a notamment expliqué qu’elle avait voulu qu’il reste à l’aile psychiatrique de l’hôpital de Saint-Georges après qu’il ait tenté de s’enlever la vie vers la fin du mois d’octobre 2014. Toutefois, on ne peut garder quelqu’un contre sa volonté. Il a donc quitté les lieux.

Mme Mathieu a poursuivi en parlant de son départ pour le Costa Rica le 6 novembre 2014. Elle a révélé que son fils devait l’accompagner jusqu’à Montréal pour être suivi par un psychiatre dans la métropole. Cependant, il a changé d’idée quelques instants après le départ et il est demeuré à Saint-Georges.

Ces derniers moments ont été difficiles à raconter pour Mme Mathieu qui a laissé aller ses larmes, demandant une pause pour poursuivre son récit.

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