Introduire les arbres dans le pâturage
L’agroforesterie, une technique agricole alternative et écologique
L’agriculture à grande échelle est très efficace, mais elle comporte aussi de grands défauts environnementaux. Considérant qu’au Québec la forêt était la reine des lieux avant l’occupation de l’espace par l’être humain, l’introduction d’arbres aux systèmes agricoles classiques ne serait-elle pas une solution à plusieurs de ces défauts?
La réponse est oui. Cette combinaison existe déjà d’ailleurs. On l’appelle l’agroforesterie.
L’exemple le plus connu est les haies brise-vent, soit des haies d’arbres bordant les champs. Il y a aussi des variantes pour border les cours d’eau ou les bâtiments. Celles-ci s’implantent graduellement au Québec depuis environ 30 ans. Leur popularité découle des nombreux avantages écologiques aux effets économiques.
Parmi les avantages, on note moins d’érosion au sol et une protection des cultures en hiver. Les arbres absorbent les surplus de fertilisants, ce qui limite la prolifération des algues dans les cours d’eau. Les haies forment des habitats pour les animaux, ce qui attire des insectes bénéfiques aux cultures et aide au contrôle naturel des parasites.
De plus, la faune sauvage peut utiliser ces haies comme corridor de migration. Côté économique, on peut tirer un revenu des arbres par une récolte périodique de ces derniers. On peut utiliser des arbres à noix ou en association avec des champignons comestibles et faire le commerce de ceux-ci. Enfin, c’est très joli!
Les systèmes intercalaires
Moins connus, mais encore plus avantageux écologiquement, le système intercalaire comprend non seulement la haie en bordure de champs, mais aussi des haies à l’intérieur de la culture, il y a donc une alternance de rangées d’arbres et de zones de culture.
Cette disposition amplifie les bénéfices du système agroforestier avec un minimum de perte de superficie. Par exemple, pour un espacement entre les rangées de 39 m (espacement ajusté à l’équipement du producteur), on estime à 3 % la perte de terre en culture. De plus, les études actuelles ne mesurent aucune baisse de rendement global dû à la présence des arbres.
Introduire des arbres dans les pâturages accroît le bien-être physique et mental de l’animal, encore plus dans les élevages de viande sauvage, tel le cerf qui vit naturellement en milieu forestier. Les arbres créent de l’ombre et protègent des vents, ce qui aide l’animal à maintenir une bonne température. Il peut donc consacrer plus d’énergie à sa croissance.
Avec la collaboration de Mélanie Bergeron, biol. M. Sc., Association forestière du sud du Québec.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Plus de 60 participants au 10e Rendez-vous Desjardins
Plus de 60 personnes issues du milieu des affaires de la région se sont réunies vendredi matin à La Grille Country, à Saint-Prosper, à l’occasion du 10e Rendez-vous Desjardins, organisé en partenariat avec la MRC des Etchemins. Sous le thème « Quand un couple d’entrepreneurs fait des petits, ça c’est country! », ce brunch-conférence ...
LIRE LA SUITE
Le Cool FM signe une victoire de 4 à 1 contre les Mariners
Le Cool FM de Saint-Georges a remporté une victoire de 4 à 1 contre les Mariners de Manotick, samedi à l'Aréna Mike-O'Neil. Anthony Poulin a ouvert la marque à 7 min 21 du premier engagement, donnant les devants au Cool FM. Saint-Georges a ensuite creusé l’écart au deuxième tiers. William Leblanc a d’abord porté le pointage à 2 à 0, ...
LIRE LA SUITE
Pomerleau fait l'acquisition du Groupe ALLEN
L'entreprise de construction beauceronne Pomerleau a annoncé aujourd'hui avoir complété l'acquisition du Groupe ALLEN, un entrepreneur général québécois spécialisé dans le traitement des eaux, la mécanique de procédés, le forage directionnel, le coffrage et le terrassement depuis près de 80 ans. Cette transaction réunit deux ...
LIRE LA SUITE