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Série de portraits : Daniel Pérez Suárez, sculpteur espagnol

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13 juin 2018
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Guillaume Internoscia
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Par Guillaume Internoscia, Journaliste

Dans le cadre de la cinquième édition du Symposium international de la sculpture de Saint-Georges, EnBeauce.com a décidé de faire une série de portraits au sujet de cinq sculpteurs. L'événement d'envergure internationale, dont le thème est « Sculpter l'histoire en plein air », est commencé depuis le 27 mai et se poursuivra jusqu'au 17 juin prochain. Pendant trois semaines, dix sculpteurs de partout dans le monde sont à Saint-Georges et produisent des sculptures en plein air. Le projet de Beauce Art : L'International de la sculpture est de créer sur une période de dix ans un parcours en plein air unique au monde de 100 sculptures dans la ville par le biais d'une série de dix symposiums annuels.

Daniel Pérez Suárez, sculpteur (Les Îles Canaries, Espagne)

Ce qui l'a amené à faire de la sculpture

C'est par chance que Daniel Pérez Suárez est devenu sculpteur. Bien qu'il ait toujours été intéressé par le domaine de l'art, c'est de fil en aiguille que la vie l'a amené vers son métier actuel. Après quelques mois d'apprentissage, la sculpture est devenue une passion. Cet éveil artistique est arrivé il y a 12 ans et depuis, il continue de travailler avec acharnement.

Il aimerait pouvoir vivre entièrement de son métier. Toutefois, il explique que la réalité économique et sociale de l'Espagne fait en sorte qu'il est presque impossible de vivre seulement de son art. Contrairement à ce que l'on pourrait croire d'un pays qui a vu naître de grands artistes tels que Picasso, Dali et Gaudi, selon lui, son pays pourrait s'investir davantage en ce qui concerne le soutien à la culture.

Le travail du visage, une constance dans sa pratique

Considérant qu'il préconise le visage comme sujet de ses oeuvres depuis maintenant 10 ans, Daniel Pérez Suárez explique son approche du visage : «  C'est une forme, une image, une icône dans lesquels les gens se reflètent. Pour moi, c'est important de ne pas faire un visage complet. Réellement ce que je fais n'est pas un visage complet, c'est le fragment d'une image dont l'observateur complète les parties manquantes à l'aide de sa propre mémoire. » (traduction libre)

C'est cette interrelation avec le public qui l'intéresse, puisqu'il laisse le soin aux autres de compléter ses oeuvres à l'aide de leur mémoire, leurs désirs, leurs cauchemars et leurs rêves. Ces personnes peuvent percevoir l'entièreté du visage selon leur vécu et y voir une personne triste, joyeuse ou encore morte. 

L'interdisciplinarité dans son art

Le sculpteur espagnol perçoit la sculpture au même niveau que les autres formes d'art, il la privilégie simplement parce qu'il la préfère pour s'exprimer. Pour en arriver au produit final, il doit toutefois passer par plusieurs étapes, notamment par la modélisation numérique et l'utilisation d'imprimante 3D pour créer ses maquettes.

C'est lors de ses études qu'il a commencé à travailler avec les nouvelles technologies en tant que modeleur 3D d'architecture : « De nos jours, il faut accroître ses connaissances et compétences pour survivre. Cette forme d'art numérique est là pour rester, il est donc intéressant de l'utiliser comme moyen et non comme une fin. » (traduction libre

C'est ce mélange de techniques anciennes et nouvelles qui, par expérimentation, l'amènent vers le résultat final.

Le titre de son oeuvre « Archéologie du futur »

Il explique le titre ainsi : « En ce moment, nous retrouvons des sculptures fragmentées, romaines et grecques. Dans l'avenir, ils (les archéologues) retrouveront des impressions 3D. »

Selon lui, le fait que les visages ne soient pas complets rappelle justement la pureté et l'esthétique des sculptures fragmentées de l'antiquité : « Lorsque l'on observe des sculptures dont des membres sont manquants, parfois la suggestion des ces parties manquantes rend l'oeuvre plus forte que si elle était complète. Par exemple, ils ont offert à Michel-Ange de réparer l'oeuvre célèbre, le Torse de Belvédère, afin de la compléter et il a refusé puisqu'il préférait utiliser son imagination pour la visualiser. » (traduction libre)

Un peu à la manière de l'image courante de notre époque où l'on voit des visages partiellement éclairés par l'écran d'un téléphone cellulaire, l'oeuvre « Archéologie du futur » du sculpteur Daniel Pérez Suárez semble s'inscrire dans le Zeitgeist en raison de son approche de la représentation partielle du visage. 

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