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12 avril 2020 - 04:00 | Mis à jour : 17 avril 2020 - 09:27

LE VRAI NOM DE «FIN» PÉPIN ENFIN DÉVOILÉ

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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Si vous êtes l'un de ceux qui s'intéressent à l'histoire de notre ville, vous avez sûrement déjà entendu le nom de «Fin Pépin». Ce fut un personnage très actif en affaires il y a un siècle. Il fut le premier à ouvrir un garage à Saint-Georges, en 1917, dans le secteur du Domaine, sur la rue principale (1re avenue) à Saint-Georges Ouest (photo 1). Il avait sa résidence juste en face, une grosse maison en briques brunes, qui existe encore, au coin de la rue Saint-Gabriel (14e rue), soit au 1400 de la 1re avenue. Il avait des aptitudes pour la mécanique et était très débrouillard. Quelques années plus tard, il transforma son site commercial en imposant moulin à scie sur pilotis, dans l'écore de la rivière, accumulant d'impressionnantes quantités de bois de construction sur les terrains adjacents, comme on le voit à la 2e photo. Ce moulin fut acheté par Philias Poulin vers 1939 et transporté plus au nord, sur la pointe de la 1re avenue et de l'avenue Chaudière, où il fut acheté par les frères Rancourt en 1943. Il resta célibataire. Parallèlement à ses activités commerciales et industrielles, il occupa une fonction prestigieuse au cours de sa vie active, car il fut le chauffeur privé de deux des plus importants hommes d'affaires de la Beauce, Édouard Lacroix et Ludger Dionne. C'est lui qui est appuyé sur le capot de l'auto de M. Lacroix, en 1924 (photo 3). Pendant trois ans, comme d'autres avant moi, j'ai vainement cherché à découvrir son véritable prénom, car, si gentil qu'il ait pu être, j'ai toujours pensé qu'il ne pouvait pas s'appeler tout simplement «Fin», ce n'est pas un prénom. Les auteurs de la première biographie d'Édouard Lacroix (publiée en 1989) ont cru que son vrai nom était «Fred», comme il apparait à un extrait du livre, photo 4. Un autre, que je considère comme le plus grand historien de notre ville, l'a appelé ««Éphraïm», copie du texte étant aussi à la 4e photo. Quand aux auteurs de la seconde biographie (de 2004) de M. Lacroix, ils ont probablement renoncé à chercher son vrai nom, se contentant de l'appeler «Fin Pépin» tout court (photo 4). Las de chercher à résoudre cette énigme, j'ai alors pensé à confier cette tâche à mon bon ami Paulin Poirier, que je considère comme l'expert le plus fiable pour effectuer des recherches historiques et généalogiques de ce genre. Il m'est souvent d'une aide précieuse dans mes publications, il est ultra compétent tout en étant le gentilhomme le plus discret que je connaisse. Voyez à la photo 5 le résultat de ses fouilles historiques, wow, il a trouvé, preuves à l'appui, le véritable prénom de notre mystérieux personnage: JOSEPH «Fin» Pépin. L'article du journal local du 21 décembre 1944 ne laisse aucun doute sur ce prénom, surtout qu'il est contemporain à ce M. Pépin. Paulin a aussi réussi à reconstituer les données généalogiques de Joseph Pépin, publiées à la 5e photo. Il est né à Saint-Georges le 22 juin 1885 et est décédé le 7 novembre 1967 à l'âge de 82 ans. Et il y a seulement 3 jours, le 9 avril, surprise: M. Paul Bourque, dont la mère était la nièce de Fin Pépin, a eu la bonne idée de m'en transmettre la photo, que je suis heureux de publier ici. J'ai aussi réussi, grâce à ses indications, à retrouver la pierre tombale de son grand-oncle au cimetière de Saint-Georges Ouest. L'énigme est enfin résolue. Justice est faite pour M. Joseph Pépin. Une histoire qui finit bien.

Photos 1 et 2 du fonds Claude Loubier. Photo 3 du fonds É. Lacroix. Photo 6 courtoisie de M. Paul Bourque. Texte de Pierre Morin. Recherches de Paulin Poirier et de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


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2 réactionsCommentaire(s)
  • Merci à votre bon ami d'avoir élucidé ce mystère ! J'adore lire vos chroniques historiques (que je partage sur ma page Facebook à chaque fois), cependant, sur celle-ci on ne voit pas la photo no 3, celle où Fin Pépin serait appuyé sur le capot de l'auto de M. Lacroix, en 1924. J'aimerais tellement y voir la binette ! :)

    Diane Bureau - 2020-04-13 10:35
  • Vous avez raison Diane Bureau, petit problème technique. Les deux photos manquantes (de Fin Pépin) devraient être ajoutées incessamment, probablement aujourd'hui. Les amateurs d'histoire pourront enfin lui voir la binette, comme vous le dites. Merci de votre intérêt qui est pour moi une incitation à continuer.

    Pierre Morin, rédacteur des chroniques SHS - 2020-04-14 11:19