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Le FBI arrête un Canadien dans le cadre du piratage d'un portail d'offres d'emplois

Le FBI arrête un Canadien dans le cadre du piratage d'un portail d'offres d'emplois
Photo: La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) indique qu'un Canadien a été arrêté par le FBI dans le cadre d'une attaque menée par un groupe de pirates informatiques contre le portail d'offres d'emploi de la police fédérale américaine, qui s'est emparé de données sensibles et personnelles concernant la quasi-totalité des employés de l'organisation.

Le directeur du FBI, Kash Patel, a confirmé vendredi l’arrestation d’un autre complice dans le cadre de l’attaque menée par les ShinyHunters. Il a précisé que cette arrestation avait eu lieu en début de semaine et qu'elle était liée au piratage du site FBIjobs.gov.

«Il s’agit de la dernière arrestation effectuée par le FBI en l’espace de quelques jours concernant ce réseau, alors que nous travaillons sans relâche pour démanteler le groupe, suivre de nouvelles pistes et recueillir des preuves, et agir rapidement», a déclaré M. Patel.

«Cette arrestation démontre la force et la portée de nos efforts pour protéger les Américains contre la cybercriminalité. Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec nos partenaires pour démanteler ce qui reste du groupe ShinyHunters et de ses associés, quel que soit l’endroit où ils opèrent.»

Cette arrestation est la dernière en date visant les ShinyHunters, le groupe qui a revendiqué le piratage, alors que le FBI poursuit son enquête mondiale sur la violation de son réseau, qui, selon M. Patel, «s’est produite sur une plateforme gérée par un fournisseur tiers».

L’identité de la personne arrêtée n’a pas été immédiatement révélée, pas plus que les chefs d’accusation dont elle pourrait faire l’objet. Le FBI n’a fourni aucune autre précision concernant cette arrestation.

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Le porte-parole de la GRC, Ian Lordon, a déclaré vendredi que «la GRC a connaissance de l’arrestation d’un Canadien aux États-Unis en lien avec le piratage des ShinyHunters», mais a renvoyé toutes les autres questions au FBI.

«La GRC ne commente pas les enquêtes menées par d’autres pays», a expliqué M. Lordon.

Dans un message revendiquant le piratage et annonçant la collecte d’informations sensibles, ShinyHunters a indiqué avoir agi en réponse à de fausses allégations contenues dans un avis public du FBI datant du mois de mai, qui décrivait l’organisation comme un «groupe cybercriminel spécialisé dans les fuites de données à grande échelle et l’extorsion».

Cet avis qualifiait les ShinyHunters d’«acteurs malveillants» qui «utilisent souvent leurs prétentions, réelles ou exagérées, d’avoir accès à des informations sensibles ou personnelles pour obtenir un paiement de la part des victimes», qui harcèlent ou menacent couramment des personnes et qui «peuvent prétendre à tort détenir des informations sensibles ou compromettantes, notamment des photos ou des vidéos embarrassantes des victimes, qui n’existent souvent pas».

Selon des experts, bien que les données qui semblaient avoir été compromises correspondent au type d’informations personnelles auxquelles accèdent couramment les pirates lors d’une violation, ce piratage avait néanmoins des implications alarmantes en matière de sécurité nationale, dans la mesure où il pouvait exposer les agents et leurs familles à du chantage, à des canulars téléphoniques et à d’autres formes de harcèlement, ainsi que parce que les identités des conjoints auraient également été obtenues.

— Avec des informations de l’Associated Press

La Presse Canadienne