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Les enseignants canadiens sont stressés, montre un sondage national

Les enseignants canadiens sont stressés, montre un sondage national
Photo: La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Les enseignants sont sous pression, ce qui les rend de plus en plus stressés et les pousse à prendre des congés. Leur santé mentale semble affectée par le climat difficile dans lequel ils tentent d'offrir un enseignement de qualité.

C'est ce qui ressort de la dernière édition du rapport «Canada Teacher Experience Report 2026» réalisée par la plateforme numérique d'apprentissage et d'analyse conçue pour les écoles Education Perfect et la firme de sondage Angus Reid.

Les résultats montrent que 69 % des enseignants canadiens se sentent débordés sur une base hebdomadaire, et plus de la moitié ont envisagé de quitter la profession au cours des trois derniers mois en raison du stress.

«De nombreux enseignants doivent composer avec cette grande diversité de besoins chez les élèves, tout en gérant les enjeux liés à la santé mentale. Lorsqu'il existe des lacunes dans le soutien offert, nous devons trouver des solutions qui ne sont pas uniformes d'un centre de services scolaire à l'autre», commente en entrevue Tom D’Amico, du Comité consultatif canadien sur l'apprentissage d'Education Perfect, qui est composé d'anciens directeurs d'école et de hauts responsables du système scolaire pour fournir des orientations indépendantes sur les besoins des élèves et enseignants.

M. D'Amico tient à nuancer que les conclusions du rapport ne reflètent pas nécessairement que tous les enseignants canadiens éprouvent des difficultés. Vu la taille de l'échantillon, il explique que les résultats donnent surtout des éléments de réflexion.

Le sondage a été mené en ligne par l’Institut Angus Reid auprès de 300 enseignants (au Québec, en Ontario, dans les Prairies et les provinces maritimes) entre le 9 et le 16 décembre 2025. La marge d'erreur associée est de plus ou moins 5,66 %.

«Ça nous montre avant tout que les éducateurs réclament un soutien concret. Ils ont besoin d’aide pour la gestion de leur classe», ajoute M. D'Amico.

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Lorsqu’on leur a demandé ce qui contribuerait à réduire leur stress, les enseignants ont le plus souvent cité davantage de personnel de soutien (64 %), une charge de travail réduite (60 %) et de meilleures ressources (41 %).

Le rapport a révélé que puisque les enseignants se sentent davantage stressés, cela a des répercussions sur leur bien-être, ce qui entraîne un véritable effet domino. Lorsque le bien-être des enseignants est affecté, l’étude nous montre que certains d’entre eux prennent des congés de maladie ou des congés personnels. Et lorsqu’ils sont absents, un remplaçant prend la relève en classe, voire plusieurs remplaçants au fil des semaines ou des mois.

Selon le sondage, 60 % des éducateurs stressés ont pris un jour de congé de maladie ou un congé personnel en raison du stress au cours des trois derniers mois, tandis que 14 % ont pris un congé prolongé.

«C'est un signe clair que les différents facteurs de stress ont une incidence sur le bien-être des enseignants partout au Canada. Et ce que la recherche menée par Education Perfect a révélé, c’est qu’un pourcentage élevé d’enseignants se demandent désormais si c’est la bonne profession pour eux», soulève M. D'Amico.

Il dit que l'hécatombe n'est pas encore arrivée, mais que le stress vécu par les enseignants est une préoccupation majeure à laquelle les décideurs doivent s'attarder sans quoi on verra un exode du corps enseignant.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne