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Projet de TGV: le fédéral présentera cet automne le tracé entre Montréal et Ottawa

Projet de TGV: le fédéral présentera cet automne le tracé entre Montréal et Ottawa
Photo: La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le gouvernement fédéral présentera cet automne le tracé du premier segment du projet de train à grande vitesse (TGV) de Québec à Toronto: le parcours de Montréal à Ottawa.

C'est ce qu'a indiqué vendredi le ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, alors que prenait fin la retraite de deux jours du conseil des ministres fédéraux à Banff, en Alberta, pour préparer la rentrée parlementaire à Ottawa.

Ce projet suscite de l'opposition du milieu agricole et le sujet s'est même invité dans la campagne électorale au Québec, deux chefs de parti s'affichant ouvertement contre ce projet de TGV: le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre-Plamondon, et le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime.

Pour sa part, le ministre MacKinnon a dit s'attendre à ce qu'il y ait un débat.

«Il est certain que ça va prendre l'accès à certaines propriétés et l'on va procéder avec la sensibilité la plus totale», a-t-il indiqué en point de presse.

Toutefois, Steven MacKinnon a dit rejeter «les arguments qui ne sont pas véridiques», une pointe à peine voilée décochée envers le Bloc québécois (BQ) qui a souvent fait le parallèle entre ce projet et les ratés liés aux expropriations lors de la construction de l’ancien aéroport international de Mirabel.

Le 9 février 2026, une motion présentée par le député bloquiste de la circonscription de Mirabel, Jean-Denis Garon, réclamait des excuses du gouvernement canadien et avait reçu l'appui unanime des 330 députés fédéraux présents aux Communes.

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Cette motion demandait que «la Chambre demande au gouvernement de présenter des excuses aux expropriés de Mirabel, de reconnaître le traumatisme collectif que ces expropriations ont eu sur des milliers de Québécoises et de Québécois qui ont dû abandonner leurs résidences, leurs communautés et leurs emplois, et qu’elle enjoigne ce gouvernement à ne plus répéter de telles expropriations sans consultation publique, acceptabilité sociale et dédommagement approprié», peut-on lire dans les publications de la Chambre des communes.

Quelques années plus tôt, en 2019, le ministre fédéral des Transports du moment, Marc Garneau, avait reconnu qu'Ottawa avait «commis une grosse erreur il y a 50 ans», présentant des excuses personnelles.

L'actuel ministre des Transports, Steven MacKinnon, a aussi soutenu vendredi s'être excusé pour les expropriations à Mirabel.

Il défend le projet de TGV en affirmant que la population le revendiquait. Le ministre a aussi souligné que chaque jour où l'on attendait pour implanter et construire cette infrastructure, le projet coûterait plus cher aux Canadiens.

En 2025, les prévisions de la construction du premier tronçon entre Montréal et Ottawa, de quelque 200 kilomètres, évoquaient le début des travaux en 2029.

Le promoteur du projet, la société Alto, estimait que le projet coûterait de 60 à 90 milliards $ au total.

Helen Moka, La Presse Canadienne