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Tim Houston est à l'écoute des entreprises et prêt à utiliser son fonds d'urgence

Tim Houston est à l'écoute des entreprises et prêt à utiliser son fonds d'urgence
Photo: La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a expliqué que son gouvernement était en pourparlers avec les entreprises qui se préparent à faire face aux répercussions de la guerre commerciale avec les États-Unis, bien qu’aucun montant n’ait encore été prélevé sur le fonds provincial de réserve de 50 millions $.

M. Houston a déclaré aux journalistes qu'il était difficile d'exprimer à quel point la situation est stressante pour les chefs d'entreprise en ce moment.

«Certaines de ces entreprises sont des petites et moyennes entreprises qui appartiennent à la même famille depuis des générations. Et ce n’est pas de leur faute, c’est quelque chose qui leur arrive», a-t-il dit mardi aux journalistes à l’Assemblée législative.

Les droits de douane de rétorsion imposés par Ottawa sur les produits américains sont entrés en vigueur mardi.

Le gouvernement canadien a imposé ces droits de douane en réponse au président américain Donald Trump, qui a instauré en août de nouveaux droits de douane de 50 % sur près de 28 milliards $ de produits canadiens, allant des bâtons de hockey au ciment en passant par le miel.

Les secteurs de l’agriculture, des produits de la mer et de l’industrie manufacturière de la Nouvelle-Écosse, entre autres, sont menacés par ces droits de douane.

M. Houston a assuré qu’il était à l’écoute des entreprises de la Nouvelle-Écosse qui se préparent aux répercussions sur leur chaîne d’approvisionnement, leur clientèle et leur main-d’œuvre. Il a également indiqué que le gouvernement pourrait recourir «si nécessaire» à un fonds de réserve de 50 millions $ prévu dans le dernier budget.

«Nous devons simplement veiller à être à l’écoute des entreprises. Cette situation pourrait s’avérer plus durable que nous ne le pensons, et je pense que nous devons en tenir compte également», a-t-il dit.

Le premier ministre a déclaré craindre que la guerre commerciale ne se poursuive tant que le président Donald Trump restera au pouvoir.

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«Je pense qu’il y a un risque que cette situation perdure tant que Donald Trump sera au pouvoir», a ajouté M. Houston.

Les droits de douane canadiens, compris entre 15 et 50 %, ne visent que les produits figurant sur la liste américaine et correspondent à la valeur en dollars des exportations — 27,8 milliards $. Ils concernent notamment les produits laitiers, le contreplaqué et les crèmes solaires.

Le premier ministre Mark Carney a averti les Canadiens que le recentrage du pays loin des États-Unis «aura un coût», mais il insiste sur le fait que l’alternative serait bien pire.

Dans une allocution vidéo nationale publiée mardi sur ses réseaux sociaux, M. Carney a évoqué le plan du Canada visant à répondre à la guerre commerciale américaine en concluant de nouveaux accords commerciaux avec d’autres pays.

«C'est vrai que toute action a un coût, mais ce coût n'est rien comparé à celui de l'inaction, a-t-il dit. L'adversité nous rend plus forts, ça a toujours été le cas.»

Donald Trump a également annoncé mardi qu’il interdisait les produits canadiens dans les marchés publics américains.

«Il est question de qui nous sommes en tant que Canadiennes et Canadiens, de nos moyens de subsistance et du pays qu'on va léguer à nos enfants», a ajouté le premier ministre Carney.

— Avec la collaboration de Nick Murray à Ottawa.

Lyndsay Armstrong, La Presse Canadienne