Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Il faut dire les vraies affaires selon Hervé Pomerleau

durée 10h22
20 avril 2009
3ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante

L’homme d’affaire, Hervé Pomerleau a jeté un regard réaliste sur la crise économique lors du lancement de la Foire de l’emploi vendredi dernier. « Il faut être optimiste, mais aussi réaliste. Il y a un phénomène mondial qui ne s’est pas produit depuis des années. La sévérité de l’économie est assez prononcée. Nous serons peut-être moins frappés dans la région de services comme la nôtre. Il faut se rappeler qu’un jour ou l’autre nous sommes interdépendants. Personne n’y échappe. En cette période-ci, il faut s’adapter à cette période-ci, tant les entreprises que les travailleurs d’ici », explique le fondateur de Pomerleau inc..

« Les gens influents du milieu et les autorités locales aussi doivent s’adapter. Il faut se dire la vraie vérité. Il ne faut pas se bidonner. Ce n’est pas d’être pessimiste, c’est de dire exactement ce qu’il y en est », ajoute M. Pomerleau.

 Pour celui qui est en affaires depuis les années 1960, cette crise ne ressemble en rien aux précédentes. « Nous avons vécu trois récessions. Il y avait un facteur qui n’existait pas aujourd’hui. Il y a la nécessité du travailleur de s’adapter. Notre niveau de vie devra être abaissé puisque la mondialisation est là. Traverser la planète se fait en quelques jours, c’est important. Les produits fabriques ici et ceux qui sont fabriqués à l’autre bout du monde, 10 jours après, ils se retrouvent sur nos tablettes. Ça n’existait pas dans les autres récessions que j’ai vécues surtout en 1985. La compétition est mondiale, on n’y échappe pas, la conjoncture est mondiale. C’est bien comme cela, il y a des avantages et des inconvénients. »

Mauvais protectionnisme
Le protectionnisme, selon lui, est le pire ennemi de l’économie, en particulier les centrales syndicales. « Il n’y pas que le protectionnisme américain, il y a le protectionnisme régional qui est bien installé. Un groupe qui aurait bien besoin de s’adapter, ce sont les centrales syndicales. Le protectionnisme qui s’installe, se retrouve aussi chez nous. On est dans l’éolienne en Gaspésie, mais il faut prendre des gars de Gaspé et laisser nos gars ici. Cela n’a pas de bons sens.  C’est inacceptable », lance M. Pomerleau.

Le programme des régions ressources est une autre forme de protectionnisme que le Beauceron déteste par-dessus tout. « Il n’y a pas pire forme de protectionnisme. Tu protèges une région au détriment d’une autre, ce sont des notions dépassées dignes des années 1960 », commente-t-il.

La relance?
Selon les observations de M. Pomerleau, la relance s’effectuera, mais se fera sentir positivement dans les secteurs en développement. « Nous, on s’est investi dans l’éolien, dans les secteurs des infrastructures et de grands projets dont de nouvelles formules telles les PPP, estime-t-il. Pour les secteurs de l’habitation, du bureau et des commerces et services, ce sera un peu plus difficile. Ce sont de spécialités de nos régions, mais l’on commence à être comblé au maximum. Même s’il y a quarante endroits pour déjeuner le matin, on ne déjeune qu’une fois. C’est une adaptation, mais il faut s’ouvrir l’esprit. »

Saint-Georges est bien situé
M. Pomerleau, également connu pour ses revendications au sein du groupe les Amis de l’autoroute, rappelle aussi que Saint-Georges est bien positionné près des lignes américaines. « Il n’y a pas meilleur endroit au Canada à se trouver que près (du corridor) Québec-Boston. Ça fait maintenant, cinq, huit, et même dix ans qu’on perd avec l’autoroute afin de la continuer jusqu’aux États-Unis. Nous sommes encore à discuter à la faire traverser trois terres. C’est dommage pour les individus qui sont victimes de cela. Le gouvernement a de l’argent pour payer cela.  Ce n’est pas à se chamailler devant les tribunaux que l’on va régler ça. C’est inévitable qu’il faille passer là. Ce sont des choses qu’il faut éviter à l'avenir », lance ce dernier.

« Combien de dizaines et de centaines de millions l’autoroute aurait rapportées juste pour sa construction? Imaginez-vous tous les coûts dépensés pour rien sur la route… », conclut M. Pomerleau.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 10h00

Fusion de deux commerces de détail à Saint-Georges

Deux commerces de détail de Saint-Georges viennent d'annoncer, par voie de communiqué de presse, leur regroupement officiel. Il s'agit du magasin Couvre-sol BP, membre du réseau Flordeco, et l'entreprise Solutions Plancher & Décor. Ce projet de fusion se  concrétisera lors de leur déménagement prochain dans une toute nouvelle construction sur le ...

Publié le 20 février 2026

Une centaine de participants aux «Perspectives économiques 2026»

Près d’une centaine de gens d’affaires ont pris part à l’activité Les Perspectives économiques 2026, organisée par Développement économique Nouvelle-Beauce (DENB) et présentée par Desjardins, ce mercredi 18 février, à La cache à Maxime de Scott. Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les participants ont pu entendre ...

Publié le 19 février 2026

Des consultations publiques sur le projet Axe Appalaches–Bas‑Saint‑Laurent

Hydro‑Québec amorce une nouvelle étape de consultation publique dans le cadre du projet Axe Appalaches–Bas‑Saint‑Laurent, qui vise le renforcement de son réseau de transport principal. Deux des neuf consultations se tiendront dans la région, soit à Sainte-Marie-de-Beauce et à Saint‑Pierre‑de‑Broughton. Les rencontres serviront à présenter le ...

app-store-badge google-play-badge