Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Annonce du ministre Jean Boulet

Le salaire minimum au Québec passera de 13,50 $ à 14,25 $ le 1er mai

durée 12h00
14 janvier 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne

Le salaire minimum au Québec passera de 13,50 $ à 14,25 $ l’heure à compter du 1er mai.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, en a fait l’annonce vendredi.

La hausse concerne environ 301 000 travailleurs, dont 166 000 travailleuses, dans des secteurs comme le commerce de détail et la restauration.

Pour les employés à pourboire, le salaire minimum passera de 10,80 $ à 11,40 $. 

En entrevue avec La Presse Canadienne vendredi, le ministre a souligné qu’il respectait ainsi sa cible de maintenir le salaire minimum à environ 50 % du salaire horaire moyen. Celui−ci serait de 28,47 $ selon les prévisions.

Le ministre Boulet estime qu’un salaire minimum à 14,25 $ l’heure est «un bon équilibre» entre les différents facteurs économiques et sociaux qu’il faut soupeser.

«Il faut tenir compte de l’impact que la pandémie a pu avoir sur beaucoup de PME au Québec, qui ont eu à affronter des enjeux extrêmement importants en termes de maintien ou d’augmentation de leur croissance économique. Il faut aussi que ce soit suffisamment important pour inciter au travail. En même temps, il ne faut pas que ça provoque de décrochage scolaire. Je pense qu’on trouve un bon équilibre», a commenté le ministre Boulet. 

Les grandes organisations syndicales, qui revendiquaient depuis quelques années de porter le salaire minimum à 15 $, ont depuis haussé leur demande à 18 $ l’heure. Elles soutiennent que 18 $ l’heure représente un minimum pour vivre dignement.

Interrogé à ce sujet, le ministre a dit préférer y aller progressivement. «On y va étape par étape». De 14,25 $ l’heure le 1er mai 2022, il croit pouvoir le porter à 15 $ l’heure le 1er mai 2023, en tenant compte de la vigueur économique du Québec.

L’Ontario a déjà porté son salaire minimum à 15 $ l’heure, le 1er janvier dernier.

Le ministre Boulet objecte que le Québec fait tout de même bonne figure au Canada pour ce qui est du revenu disponible, grâce à son filet de sécurité sociale, à ses services de garde subventionnés et au crédit d’impôt pour solidarité sociale, notamment.

D’ailleurs, la rareté de main−d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité économique a déjà entraîné une pression à la hausse sur les salaires. Bien des employeurs ont dû hausser le salaire qu’ils versent à leurs employés ou bonifier leurs conditions de travail d’autres façons, pour les garder ou pour en attirer.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le Manoir Lac-Etchemin change de mains

Établi depuis 1949, le Manoir Lac-Etchemin vient de changer de mains et est devenu la propriété de l'homme d’affaires et entrepreneur Nicolas Côté, qui compte plus de 15 années d’expérience dans l’immobilier. De même, l'établissement sera dorénavant géré par Paul Chabot, à titre de directeur de l’hébergement. Aussi,  on a profité de ce ...

durée Hier 4h00

Grève à la SQDC: une entente de principe est intervenue

D'après un communiqué de presse émis par la CSN, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des employées et employés de la SQDC-CSN et leur employeur en fin de journée le 23 juin. Celle-ci sera bientôt présentée aux membres qui se prononceront sur tout son contenu.  Rappelons que les employés de la SQDC de Saint-Georges se sont ...

26 juin 2022

Le travail de rue c'est quoi ?

Le travail de rue, c’est quoi ? Vous en avez peut-être déjà entendu parler dans les milieux de vie que vous fréquentez ou ceux que vos enfants fréquentent. Selon le Regroupement des Organismes Communautaires Québécois pour le Travail de Rue (ROCQTR), cette « pratique vise à tenir une présence quotidienne dans les milieux de vie des personnes et ...