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Démarrage sérieusement compromis : le 211 est prêt, mais le financement public ne «répond» pas.

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26 avril 2007
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Bien que le Centre d’information et de référence (CIR) de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches soit techniquement prêt à être opérationnel, les instances gouvernementales, tant municipale, régionale, provinciale que fédérale, tardent à s’impliquer financièrement et ce, même si elles reconnaissent le 211 comme étant un projet structurant pour les deux grandes régions. Ce manque à gagner compromet donc sérieusement le démarrage du service, le seul dans la province.

Voilà  ce qu'ont dénoncé M. Régis  Labeaume,  président du conseil d'administration  du CIR, et  M. Pierre Métivier, président-directeur général de Centraide Québec, à l'occasion d'une conférence de presse qui avait lieu ce midi et au cours de laquelle ils ont interpellé publiquement les différents paliers gouvernementaux. Ils ont précisé que de nombreuses démarches avaient été effectuées auprès de ceux-ci au cours des quatre dernières années, mais qu'aucun n’a assuré de suivi sérieux sur ce dossier qu’appuie massivement le secteur privé.
                                                                                                                                                   
Soulignons à cet égard que Centraide Québec, initiateur du développement dudit service sur les territoires de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, a confirmé un partenariat de 340 000 $. Bell, le regroupement des caisses Desjardins – Québec-Ouest et Rive-Sud, la Fondation Mise sur Toi de Loto-Québec ainsi qu’un consortium d’assureurs comprenant l’Industrielle Alliance - assurance et services financiers inc., La Capitale groupe financier, SSQ Groupe financier, Groupe Promutuel et Desjardins Sécurité financière contribuent pour un montant global de 330 000 $.

L'implication du secteur privé, laquelle a été connue promptement, s'élève donc à 680 000 $ et représente le tiers du financement total nécessaire au projet. Celui-ci, qui est porté à bout de bras depuis 2002 par Centraide Québec, le CABQ (Centre d’action bénévole de Québec) et le CAB-SERS (Centre d’action bénévole – Service d’entraide, Regroupement et Solidarité de Lévis), requiert un investissement de 2 millions de dollars sur trois ans. Pour MM. Labeaume et Métivier, il est clair que, si le secteur public ne participe pas, le démarrage du service n'est pas que retardé de nouveau mais bel et bien mis en péril.

Rappelons que le 211 est un centre d’information et de référence, sans frais, qui vise à diriger les personnes vers les organismes sociaux et communautaires qui existent dans la collectivité et qui répondent le mieux à leurs besoins. Il a une vocation unique et complémentaire, clairement démontrée, des autres services d'intervention téléphonique présents dans la province tels que le 911, Info-Santé, Services Québec ou les bureaux d'arrondissement municipaux par exemple. Alors, pourquoi une telle inaction des instances gouvernementales? Montréal aurait-il plus de chance? MM. Labeaume et Métivier s'interrogent sérieusement...

Tel que mentionné précédemment, le CIR est techniquement prêt à être mis en service. Sa base de données, qui compte plus de 1 800 fiches, comporte des informations très précises sur les ressources sociocommunautaires disponibles dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Devant ce nombre croissant d'organismes, tous plus pertinents les uns que les autres, il appert difficile de s'y retrouver. Bien que ciblant tous les segments de la population des deux territoires, le 211 s'inscrit comme un outil «facilitateur» particulièrement pour les personnes à faible revenu, les personnes âgées en perte d'autonomie, les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et les personnes à mobilité réduite. À ce titre, précisons de nouveau que les informations sont spécialisées, orientées vers les besoins des diverses clientèles : par exemple, la base de données indique si l’organisme référé a un accès pour les fauteuils roulants; le site Internet respectera, quant à lui, les normes internationales WAI pour malvoyants.

Pour la communauté métropolitaine de Québec seulement, le CIR prévoit recevoir 25 000 appels dès sa première année d'opération (soit 3,6% de la population, estimée à 700 000 personnes); le chiffre avancé est toutefois très conservateur, comparativement au nombre d’appels dirigés vers le 211 dans d’autres villes comparables du Canada et ce, pour une période similaire.

Le CABQ et le CAB-SERS, des partenaires chevronnés du milieu communautaire, seront en charge des opérations courantes : la gestion de la base de données sera dispensée par le CABQ, tandis que le centre d’appels sera sous la responsabilité du CAB-SERS de Lévis. Tout le personnel du 211 obtiendra par ailleurs la certification canadienne AIRS (Alliance of Information and Referral System), des normes de qualité rigoureusement définies, structurées et adoptées par tous les autres participants au projet dans le pays. Des intervenants compétents seront donc en mesure de bien cerner les demandes et de référer rapidement et simplement aux organismes qualifiés.

Massivement implanté ailleurs en Amérique du Nord, le 211 a reçu l’appui des gouvernements et ce, que ce soit aux États-Unis ou dans les autres provinces du Canada; notons notamment qu’en Ontario, le projet a reçu 4,4 millions de dollars du ministère des Finances. Le service a été lancé pour la première fois à Atlanta, en Georgie, en 1997; au Canada, il a vu le jour à Toronto en 2002, puis à Edmonton en 2004, et à Calgary, Simcoe et Niagara en 2005. Ottawa, Windsor, Peel, Halton et Tunder Bay seront opérationnels d’ici janvier 2008. Actuellement en développement dans toutes les provinces canadiennes et en fonction dans les villes citées, la moitié des Canadiens pourront bénéficier du service 211 d'ici 2011. À quand Québec?

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