Négociation de dernière chance au Georgesville
Une menace de grève plane au Georgesville. Une réponse de la direction de l’hôtel de Saint-Georges est attendue aujourd’hui avant 17h par le Syndicat des Métallos, qui représente les 71 employés. Les dernières offres patronales ont été rejetées massivement, soit à près de 98 %, lors d’une assemblée générale des membres, le 8 mai dernier. Un mandat de grève avait été accordé au comité de négociation lors de cette même assemblée.
Le permanent du Syndicat des Métallos du Québec, Benoît Boulet, a expliqué hier qu’une rencontre avait eu lieu avec l’employeur le vendredi 18 mai dernier et que la direction connaît la date limite pour faire connaître ses offres. Cinq points sont en litige. La hausse du salaire est cependant une des principales revendications des syndiqués. Le salaire horaire moyen est actuellement de 11 $ l’heure. M. Boulet a informé qu’il divulguerait les autres points en litige seraient advenant le déclenchement d’une grève.
De son côté, la direction ne semble pas craindre la grève, disant qu’«on négocie la convention collective». «Rien n’est joué», selon l’adjointe à la direction, Mireille Vézina. «La négociation se poursuit», a-t-elle ajouté hier. Elle a rappelé qu’une rencontre est prévue aujourd’hui entre les deux parties pour trouver un terrain d’entente.
Les employés sont déterminés, selon ce qu’avait déclaré M. Boulet dans un communiqué émis le 10 mai dernier. «Les travailleurs et les travailleuses veulent des augmentations de salaire. L'employeur doit comprendre que nos membres sont déterminés car ils savent que leurs demandes sont légitimes».
Il semble que le climat de travail n’a pas vraiment été perturbé jusqu’à maintenant par le conflit syndical. Nous saurons plus tard aujourd’hui si les employés déclenchent la grève ou pas, selon les offres de la partie patronale.
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