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Une plainte sera déposée contre Le Georgesville

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20 juin 2007
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Le rapport d’enquête du ministère du Travail concernant le respect des normes anti-briseurs de grève à l’hôtel Le Georgesville de Saint-Georges a été déposé lundi après-midi. Il confirme les soupçons du Syndicat des Métallos qui voulaient que des «briseurs de grève» travaillent pour soutenir les cadres. L’enquêteur Michel Bergeron indique qu’il y aurait, dans quatre cas, un non respect de l’article 109.1b du Code du travail. Trois cadres sont à l’emploi et payés par un autre établissement hôtelier administré notamment par Pierre Pomerleau et Marcel Dutil. Il y aurait également eu le même non respect du Code dans un contrat de lavage de vitres.

Non respect du Code du travail
L’article 109.1b du Code du travail mentionne qu’il est interdit pour un employeur «d’utiliser, dans l’établissement où la grève a été déclarée, les services d’une personne à l’emploi d’un autre employeur ou ceux d’un entrepreneur pour remplir les fonctions d’un salarié faisant partie de l’unité de négociation en grève». Les trois cadres habituellement attitrés à l’administration générale, aux finances et aux ressources humaines ont réalisé, pour certains presque tous les jours, des tâches qu’exécutent normalement les personnes syndiquées, dans des départements comme la réception, la buanderie et les chambres. Cela contreviendrait au Code, selon le rapport, puisque les personnes sont payées par un autre établissement. Un contrat de lavage de vitre, tâche attribuée en temps normal à un employé syndiqué, a été donné à une personne à l’emploi d’un entrepreneur contreviendrait également à l’article.

Aide de bénévoles
Lors de la tenue d’un banquet de 400 personnes le 4 juin dernier, le directeur général, Alain April, avait admis avoir reçu le soutien de conjoints et de membres de la famille de certains cadres. Le rapport fait état de la participation d’une quinzaine de bénévoles, qui, selon l’employeur, auraient agi bénévolement et n’auraient pas reçu de rémunération ou de gratification. L’enquêteur a souligné n’avoir aucune raison de douter de ces affirmations.

Plainte
Une plainte contre Le Georgesville sera déposée cette semaine au ministère du Travail par le Syndicat des Métallos. Le permanent, Benoît Boulet a annoncé que le Syndicat contestera la partie du rapport concernant le travail bénévole, jugeant que cela contrevient aux lois anti-briseur de grève. Une audition en cour pourrait avoir lieu la semaine prochaine où une injonction interdisant à l’employeur de faire travailler les personnes qui «briseraient la grève» pourrait être ordonnée. Le règlement de ce dossier se fera sans doute plus tard, selon M. Boulet. Les amendes qui pourraient être imposées au Georgesville sont de l’ordre de 1000 $ par personne par jour de travail.

La motivation du Syndicat des Métallos est de faire respecter la loi et surtout de faire en sorte que le conflit se règle, selon M. Boulet. Il a indiqué que «les propriétaires ne semblent pas être pressés de régler le conflit s’ils utilisent des scabs».

Commentaires de la direction
Le directeur général, Alain April n’a pas pu, selon sa secrétaire, retourner les appels d’EnBeauce.com. Nous n’avons pas pu recueillir les commentaires de la direction du Georgesville concernant les conclusions du rapport ni la plainte qui sera probablement déposée contre eux sous peu. Les démarches pour le rejoindre seront maintenues.

Le litige
La grève a débuté le 23 mai dernier après un échec des négociations. Les employés syndiqués demandent notamment une augmentation de 13 % et une redéfinition du statut des cuisiniers. La partie patronale avait précisé lors de la soirée de négociation du 23 mai que cette nouvelle offre était finale.

M. April s’était montré ouvert aux discussions lors de la dernière entrevue qu’il a accordé à EnBeauce.com la semaine dernière, mais avait rappelé que la direction ne peut pas donner ce qu’elle n’a pas aux employés. Les syndiqués ne semblent pas vouloir reculer. Leur moral est encore bon, a précisé M. Boulet, en rappelant que les employés sont déterminés dans leurs demandes.

Une première rencontre de conciliation avait eu lieu le 31 mai dernier et a semblé donner peu de résultats. Il n’y a actuellement pas de deuxième rencontre prévue entre les deux parties et la conciliatrice.

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