Opposition aux coupes intensives
Protection des érables en forêt publique: les producteurs acéricoles dénoncent le laxisme de Québec
Pour dénoncer le «manque de leadership» du gouvernement du Québec à protéger les érables qui se trouvent en forêt publique, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont posé un geste symbolique cette semaine, en modifiant l'emblématique illustration de la traditionnelle canne de sirop d’érable, pour y montrer une érablière complètement dévastée par des coupes forestières intensives.
La boîte de conserve modifiée a été expédiée à chaque député de la Coalition Avenir Québec, (CAQ), avec comme contenu de la ripe, plutôt que du sirop. Les médias ont également reçu le colis.
«C’est simple, pas de forêt, pas de sirop. Et nous allons continuer de marteler ce message tant que nous n’aurons pas obtenu les garanties minimales pour le développement de l’acériculture en forêt publique», a expliqué Luc Goulet, président du regroupement.
Rappelons que les PPAQ sont en discussion depuis près de quatre ans avec la ministre des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, afin de protéger les érables contre les coupes intensives et établir un meilleur partage du territoire public. Pour bien planifier la croissance de leur filière, ils réclament la protection de 25 000 hectares de forêt publique pour des projets acéricoles à court terme et 35 000 hectares de forêt publique pour des projets acéricoles à moyen terme.
Selon l'organisme, une récente étude a démontré que, pour les mêmes 100 hectares d’érablière en forêt publique, les retombées économiques de la production et de la transformation de sirop d’érable pour la société québécoise sont nettement supérieures à celles de la récolte et de la transformation de feuillus durs.
«Parce que la valeur d’une érablière se calcule autrement qu’en mètres cubes, bien tassés dans une remorque, l’ensemble des acériculteurs et acéricultrices du Québec va se tenir debout et se battre pour l’avenir de la production de sirop d’érable. Le sirop d’érable coule dans les veines des Québécoises et des Québécois. On compte sur eux pour faire également pression sur le gouvernement», a conclu M. Goulet.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Estelle Métayer prend la présidence du conseil de l'École d'Entrepreneurship de Beauce
L'École d'Entrepreneurship de Beauce (EEB) a nommé Estelle Métayer présidente de son conseil d'administration. L'organisme, fondé en 2010 à Saint-Georges, a annoncé la nomination ce lundi 28 septembre. Stratège d'affaires et administratrice de sociétés, Mme Métayer a siégé à des conseils d'administration et à des comités consultatifs ...
LIRE LA SUITE
Le Domaine à l'Héritage converti en développement résidentiel champêtre
Depuis quelques mois déjà, la conversion du Domaine à l’Héritage de Saint-Séverin, pour le faire passer de lieu de villégiature en un site de développement résidentiel champêtre, est bien entamée. C'est ce qu'a fait savoir l'homme d'affaires et propriétaire de l'endroit, Paul-André Lehoux, lors d'une visite du domaine par EnBeauce.com ...
LIRE LA SUITE
Deux nouveaux professionnels au CEB
Le Conseil économique de Beauce (CEB) accueille deux nouveaux professionnels au sein de son équipe, afin de poursuivre sa mission d’accompagnement des entreprises de la région . Il s'agit d'abord de Nadine Delisle, qui agira comme commissaire au développement économique. Avec plus de 25 années d’expérience, elle possède un parcours ...
LIRE LA SUITE
