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5 janvier 2018 - 10:45 | Mis à jour : 15:28

Saviez-vous ce qui est célébré à l'occasion de l'Épiphanie ?

Par Stéphane Quintin, Journaliste

Faisant partie des cinq grandes fêtes du calendrier liturgique de l'Église catholique, avec Pâques, Noël, la Pentecôte et l'Ascension, l'Épiphanie, survenant début janvier, est l'occasion de nombreuses réjouissances à travers le monde. Célébrant notamment l'adoration des rois mages, venus offrir des présents à la naissance de Jésus, la fête revêt plusieurs significations. Dans son usage populaire, elle est célébrée dans certains pays francophones par l'achat d'une galette des rois. Découvrez ici les différentes interprétations de cette fête. 

Traditionnellement célébrée le 6 janvier, l'Épiphanie est reportée, dans certains pays comme la France, au 2e dimanche après Noël, pour permettre aux personnes de célébrer la fête au cas où le 6 janvier ne serait pas chômé, comme c'est le cas dans certains endroits. Il s'agit d'une fête chrétienne commémorant, selon son étymologie grecque, la « manifestation » de Dieu parmi les hommes.

Trois d'entre elles étaient ainsi traditionnellement fêtées le 6 janvier par les premiers Chrétiens : l'adoration des rois mages à Bethléem, notamment relatée dans l'Évangile selon Matthieu, le baptême de Jésus dans le Jourdain ou encore le premier miracle du Christ effectué durant les noces de Cana, où l'eau avait été changée en vin. 

L'adoration des mages privilégiée dans l'Église occidentale

Alors que les Chrétiens d'Orient ont plutôt mis l'accent sur la scène du Jourdain, durant laquelle l'Esprit Saint, sous la forme d'une colombe, a proclamé Jésus comme le Fils de Dieu, c'est l'adoration des mages qui est avant tout célébrée durant l'Épiphanie en Occident, où la fête est parfois appelée le Jour des rois.

Évoqués dans l'Évangile selon Matthieu comme des sages venus de l'Orient guidés par une étoile pour rendre hommage au roi des Juifs, les rois mages ont été évoqués par la suite à plusieurs reprises dans différents textes chrétiens. Ils symbolisent la reconnaissance de la nature messianique de Jésus aussi bien par les bergers que par des personnages de leur importance et démontrent ainsi l'universalité du christianisme et la manifestation de Dieu aux païens. 

Les trois rois mages plus populaires que le père Noël

Si leur nombre reste fluctuant selon les auteurs, au fil des ans, la littérature chrétienne finit par retenir le chiffre trois et les baptise Gaspard, Melchior et Balthazar. Selon le moine anglo-saxon Bède le Vénérable, traducteur des Pères de l'Églises décédé en l'an 735, Melchior, un vieillard à cheveux blancs et à la barbe longue a offert de l'or à Jésus, Gaspard de l'encens et Balthazar, au visage noir, de la myrrhe.

Pour certains chercheurs, Melchior aurait été roi des Perses, Gaspard roi en Inde et Balthazar roi des Arabes, représentant ainsi, selon certains exégètes, trois continents différents (Europe, Asie et Afrique). Alors que l'or évoque la royauté de Jésus, l'encens fait plutôt référence à sa dimension sacrée. Quant à la myrrhe, résine aromatique notamment utilisée dans l'Antiquité pour embaumer les défunts, elle rappelle à la fois l'humanité de Jésus et annonce la souffrance rédemptrice de sa mort. 

Dans certains pays comme l'Espagne, l'arrivée des rois mages est l'une des célébrations les plus spectaculaires de l'année, comprenant d'importants défilés dans les rues de la ville. Pour commémorer les différents présents offerts à Jésus par les mages, les enfants espagnols reçoivent ainsi leurs cadeaux non pas du père Noël mais de Melchior, Gaspard et Balthazar, qui continuent à réceptionner les lettres de souhaits des enfants. 

Les origines païennes de l'Épiphanie

Comme c'est le cas pour de nombreuses fêtes chrétiennes, l'Épiphanie a fait suite à différentes célébrations païennes qui avaient lieu au moment du solstice d'hiver, à la suite duquel la durée des nuits commençait à diminuer pour laisser place à la lumière. Associée à cette époque de l'année, la divinité solaire Sol Invictus (soleil invaincu en latin), est apparue dans l'Empire romain au IIIe siècle, sous le règne d'Aurélien, notamment pour réunir des aspects du culte d'Apollon et de celui, plus ancien, de Mithra. Cette fête du soleil, remplacée par la célébration de la naissance de Jésus durant la christianisation de l'Empire romain, avait lieu durant les Saturnales, de grandes fêtes célébrées par les romains en l'honneur de la divinité Saturne, et qui ont inspiré la tradition de la galette des rois. 

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