Lettre ouverte au premier ministre Legault
Port du couvre-visage au primaire: un collectif de parents manifeste son désacord
Le groupe Collectif-Parents Québec vient d'envoyer une lettre ouverte au premier ministre du Québec, François Legault, ainsi qu'au ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, qui estime inconcevable le port constant du couvre-visage pour les enfants qui fréquentent les écoles primaires. Nous reproduisons ici l'intégrale de cette missive.
Monsieur Legault et Monsieur Jean-François Roberge
Nous sommes un collectif de plus de 2000 parents soucieux de l’avenir de nos enfants. L’imposition du port du masque dans les écoles primaires nous préoccupe grandement et constitue la goutte qui fait déborder le vase dans une année ou nos enfants souffrent des mesures que vous avez mises en place depuis 1 an.
Nous souhaitons faire entendre notre désaccord complet avec cette nouvelle mesure que nous jugeons inconcevable pour le bien-être de nos enfants. Nous aimerions rappeler ici un principe fondateur de nos sociétés, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Charles de Koninck, ancien doyen de la faculté de philosophie de l’Université Laval, rappelait lors d’une conférence que son droit est inaliénable, antérieur au droit de l'État, et inviolable »
Les enfants sont vulnérables et dépendent des parents pour leurs besoins fondamentaux dont leur sécurité. C’est de notre devoir d’en prendre soin, de les protéger et de définir les limites. Nos enfants masqués du matin au soir, dans les transports, les corridors, en classe, à l’extérieur, c’est inacceptable. À quel point cette décision affectera leur motivation, leur réussite scolaire? Avez-vous pensé aux élèves en difficultés d’apprentissage, avec un trouble d’attention, trouble de comportement, TDAH, TDA, TSA, dyslexie. Nos enfants vivent déjà de l’anxiété sans compter que plusieurs sont impactés dans leur développement en lien avec vos mesures.
Nous ne ferons pas ici un débat d’experts, car nous nous posons d’abord et avant tout comme défenseurs de nos enfants qui ne sont pas propriété de l’État, mais sous la protection de leur parent. Citons seulement les premiers résultats d’une des plus large étude(1) allemande faite auprès de 25 930 enfants portant le couvre visage ou un masque démontre des impacts importants. On démontre des effets négatifs sur plus de 68% des cas, tel que l'irritabilité (60%), les maux de tête (53%), la difficulté à se concentrer (50%), moins de bonheur (49%), la réticence à aller à l'école (44%), le malaise (42%) les troubles d'apprentissage (38%) et somnolence ou fatigue (37%).
Le gouvernement n’a aucun droit de mettre des mesures en place qui sont néfastes à la santé physique et mentale des enfants. Cela contrevient aux principes de la santé publique. Les recommandations de l’OMS dans le cadre de la pandémie du COVID-19 stipule bien que l’intérêt supérieur de l’enfant, sa santé et son bien-être doivent être au cœur des préoccupations. Les orientations ne doivent pas avoir d’incidences négatives sur leur développement et les résultats de l’apprentissage.
En ce sens nous vous tenons personnellement responsable des impacts déjà connus sur nos enfants et ceux à venir. La résilience ne saurait être invoquée. Il suffit de consulter les travaux sur le sujet pour savoir que la résilience est un acquis d’adulte et non d’enfants.
Nous avons posé une première action, hier lundi, auprès de tous les députés soit par téléphone ou par courriel. Nous vous demandons maintenant une rencontre avant le début de la semaine de relâche, non pas pour se faire dire que vous ne pouvez rien faire, mais pour connaitre vos solutions de règlement de conflit. Dans le cas contraire, cette rencontre n’est pas nécessaire et nous entendons poser d’autres actions rapidement pour la protection de nos enfants.
C’est notre devoir de parents de tracer les limites pour nos enfants et c’est ici qu’elles se situent dans le cas présent. Nous souhaitons donc de votre part un geste au bénéfice des enfants, alors que depuis un an nos familles subissent les dommages collatéraux de vos mesures.
Cordialement
Pascale Montesano
Cofondatrice du Collectif-Parents Québec
Raffael Cavaliere
Cofondateur Collectif-Parents Québec
Benoit Girouard
Papa de 7 enfants, président EAQ
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges
LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 30 ans, de 1831 à 1862. On n'en détient aucune photo. En 1935, le frère Adjuteur (Frères de la Charité) a rédigé un «Précis Historique sur la paroisse de St-Georges». De 1933 à 1935, il a interviewé plusieurs personnes âgées pour ...
LIRE LA SUITE
La criminalisation du contrôle coercitif
Depuis le 18 juin dernier, après avoir obtenu la sanction royale, le contrôle coercitif est devenu un crime au Canada. Il s’agit d’une grande avancée pour les femmes victimes de violence conjugale. La loi C-16 contient de nombreux changements au Code criminel qui portent sur la violence conjugale, notamment la question du féminicide, du ...
LIRE LA SUITE
Le mémorable Café Paris d'autrefois
LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Avez-vous connu l'époque où on pouvait savourer une «patate, sauce, pois» pour 25c ? Accompagnée d'une liqueur pour 15c ? Et si vous aviez un p'tit goût de sucré, pourquoi pas ajouter un «flotteur» aussi appelé «ilot sur Coke», soit une boule de crème glacée dans un verre de Coke pour 20c ? Ces items ...
LIRE LA SUITE