Ville de Saint-Georges: Trois conseillers s'opposent au plan triennal d'immobilisations ainsi qu'au budget
La conseillère Manon Bougie a déposé sa dissidence au plan triennal d'immobilisations ainsi qu'au budget déposé par le conseil de la Ville de Saint-Georges, lundi. Ses collègues Marie-Ève Dutil et Jean Perron ont également déposé leur dissidence.
Les conseillers Manon Bougie, Jean Perron et Marie-Ève Dutil ont déposé leur dissidence au budget 2012 ainsi qu’au plan triennal d’immobilisations déposé lundi lors de la séance de conseil de la Ville de Saint-Georges. Dans les deux cas, les conseillers ont évoqué leur désaccord relativement aux priorités de développement de la Ville.
On s’inquiète principalement de l’augmentation de la dette. Mme Bougie a rappelé qu’avec les projets inclus dans le plan triennal d’immobilisations, la dette de la Ville allait grimper de 69 % d’ici 2015. « Je ne suis pas à l’aise avec ça, affirme la conseillère. Il faut avoir une vision à long terme et un plan de financement .»
Jean Perron s’est dit parfaitement en accord avec Mme Bougie. Même son de cloche de la conseillère Marie-Ève Dutil qui souhaite que l’on se questionne davantage sur l’endettement de la municipalité.
Majoritairement en faveur
Pour sa part, Irma Quirion se montre totalement favorable au plan triennal d’immobilisations ainsi qu’au budget tout comme ses collègues Marcel Drouin, Manon Tousignant, Serge Thomassin et Lionel Bisson. M. Drouin insiste sur le fait que l’endettement net de la Ville, qui atteint 1290 $ per capita, est inférieur aux cités régionales comparables qui est de 2010 $ par contribuable.
M. Bisson souligne pour sa part qu’il faut demeurer prudent avec les fonds publics, mais que la pression exercée par la population est forte afin d’attirer de nouveaux citoyens et offrir de nouveaux services.
Pour le budget, Manon Bougie a indiqué qu’elle n’était pas d’accord avec les projets priorisés. Celle-ci estime que l’on va injecter trop d’argent dans certains projets dont entre autres la revitalisation du centre-ville. Cette réflexion est partagée par sa collègue Marie-Ève Dutil. Jean Perron estime pour sa part qu’il y a des projets qui peuvent attendre.
En accord avec le budget, Lionel Bisson souhaitait que la hausse des dépenses ne dépasse pas le taux de l’IPC, un objectif atteint. Celui-ci souhaite cependant que l’on se concentre davantage en 2012 sur le développement du secteur industriel.
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