Rien n'est gagné d'avance selon Robert Dutil
Robert Dutil lors de son point de presse d'hier après-midi.
Élu par une majorité de 570 votes en 2008, Robert Dutil ne tient rien pour acquis pour cette élection. « C’est toujours un défi une campagne électorale. Rien n’est gagné d’avance en politique, il faut faire notre travail et se présenter à la population. Si les gens m’appuient, je vais continuer à travailler très fort d’abord pour la Beauce et le Québec ensuite », pense ce dernier.
Une élection particulière
La 40e élection se distingue des autres élections selon M. Dutil avec la lutte entre notamment son parti à ceux du Parti Québécois et de la Coalition Avenir Québec. « C’est la première fois que je vis que trois formations aspirent à former le gouvernement. Cela ressemble plus à 2007 qu’on m’a dit. Je n’ai jamais vu un fractionnement du vote comme celui-là. Il n’y a pas que les trois partis, il y a Québec Solidaire, Option nationale et une foule d’autres partis », précise ce dernier.
Il estime toutefois que le Parti libéral a de bonnes chances de conserver le pouvoir et ses politiques se distinguent nettement de ses adversaires. « Nous, on pense que le développement économique c’est important. Nous n’avons pas le pessimisme de la CAQ. Pour eux, il faut couper parce qu’on a pas les moyens de… c’est leur stratégie, je ne suis pas sûr qu’ils ont bien compris ce message. Est-ce qu’ils vont couper dans la santé parce qu’on pense qu’on n’a pas les moyens ! », soulève M. Dutil.
« Nous on travaille pour le développement économique pour que la croissance nous apporte des revenus supplémentaires. Pourquoi, parce que cela nous permet de donner des services auxquels la population a droit dans une société riche comme la nôtre où l’on a une population vieillissante ? C’est la différence. Nous ne sommes pas pessimistes. Nous sommes réalistes parce que nous sommes des gens qui croient que la croissance réalisée au cours 30 dernières années peut se faire encore », insiste M. Dutil.
Des propos de Jacques Duchesneau dérangeants
Les allégations douteuses de Jacques Duchesneau sur le financement des partis politiques et de certains ministres dérangent M. Dutil. « Je déplore son attitude. M. Duchesneau ne participera pas lui-même à collecter des fonds pour son parti. C’est quoi le message ? Est-ce que cela veut dire que le financement des partis politiques c’est incorrect ? C’est un peu cela le message qu’il lance. Financer un parti politique, ce n’est pas incorrect. On sollicite les gens pour financer un parti politique, cela fait partie de la vie démocratique. Il ne faut pas qu’il existe évidemment des liens avec les contrats et les montants qui sont donnés», insiste le politicien beauceron.
M. Dutil a tenu à rappeler comment il fait du financement du Parti libéral depuis 1985. « J’ai toujours mis des barrières très claires entre le financement, tu donnes un parti politique pour tes convictions, et des contrats éventuels ou autres choses. Si quelqu’un venait me voir et me disait : j’ai contribué et je veux quelque chose en retour, je lui redonnerais son chèque et je lui dirai de ne plus financer le parti », assure M. Dutil.
Pas de moment idéal pour les élections
Robert Dutil ne voit pas pourquoi plusieurs critiquent la période des élections qui se tient à l’été. « La dernière fois qu’on critiquait le moment, c’était le 8 décembre et on nous disait qu’il faisait trop froid. Il ne fera pas -17. Le 4 septembre, ce sera un beau temps d’aller voter. Il n’y aura pas d’excuses pour voter. Les gens sont revenus au travail et seront en mesure d’aller voter. Comme a dit Jean Charest, sa première élection a eu lieu il y a 28 ans un 4 septembre. Ce n’est pas l’été un 4 septembre, c’est l’automne », indique ce dernier. Le député de Beauce-Sud devrait toutefois revoir son calendrier puisque dans les faits, l’été se termine cette année un 21 septembre...
Il n’avait pas de commentaire à faire sur la possibilité de tenir des élections à date fixe. Il a rappelé que le système politique québécois diffère de celui États-Unis et dans ce contexte rend plus difficile cette possibilité.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Guerre commerciale : Ottawa dévoile ses contre-mesures tarifaires
Au lendemain de la visite de Mark Carney et Christine Fréchette à Lévis, où les deux dirigeants avaient affiché leur unité face à la crise commerciale avec Washington, le gouvernement fédéral a détaillé ce mardi 25 août l'ampleur de sa riposte. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, accompagné des ministres Mélanie ...
LIRE LA SUITE
« Un Canada fort, un Québec fort » : Carney et Fréchette unis à Lévis
Face à l'escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis, le premier ministre du Canada, Mark Carney, et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont affiché un front commun ce lundi 24 août au Chantier Davie de Lévis. Une posture de solidarité qui a fini par teinter l'ensemble de leur passage dans la région, y compris ...
LIRE LA SUITE
Réactions à l'échec des négociations commerciales avec les États-Unis
Après que le premier ministre du Canada, Mark Carney, ait décidé de suspendre les négociations avec les États, aucun nouvel accord commercial n’a été conclu ce vendredi et de nouveaux droits de douane ont été imposés par le président américain, Donald Trump. « J’ai décidé ce soir de suspendre les négociations commerciales avec ...
LIRE LA SUITE