Maxime Bernier souhaite mieux protéger les Canadiens de l'inflation et des krachs économiques
Le candidat à la chefferie du Parti conservateur Maxime Bernier souhaite mieux protéger les Canadiens de l'inflation et des krachs économiques.
Il demanderait une étude à la Banque du Canada sur les avantages que pourraient avoir un taux d'inflation de 0 %. Le député de Beauce s'est fait critique envers les taux d'intérêt de la Banque centrale, qui sont près de 0 % depuis 2009.
Pour M. Bernier, l'inflation est une taxe supplémentaire. « Comme l'a admis l'ancien président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, l'inflation est l'équivalent d'une taxe. L'inflation réduit notre pouvoir d'achat, nos revenus et nos épargnes. Elle impose des ajustements constants dans la planification à long terme et fausse les prix relatifs et les décisions d'investissement », a-t-il affirmé.
Pour ce qui est des bas taux d'intérêt, il estime qu'ils n'ont pas eu l'effet escompté au cours des années. « Les taux d'intérêt artificiellement bas encouragent les gens à emprunter. La dette des ménages canadiens a atteint des niveaux records. Si les taux d'intérêt devaient augmenter maintenant, des centaines de milliers de Canadiens auraient de la difficulté à payer leur prêt hypothécaire. Les taux d'intérêt artificiellement bas affectent aussi négativement les épargnants et les investisseurs, qui obtiennent des rendements très faibles pour leurs placements. Cela cause des problèmes aux banques et aux compagnies d'assurance, qui sont obligées d'investir dans des actifs plus risqués. Cela crée des bulles dans divers secteurs, ce qui est exactement la raison pour laquelle il y a eu un krach en 2007 », a ajouté M. Bernier.
En dernier lieu, celui-ci a critiqué la réaction du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, qui s'est montré enthousiaste, selon M. Bernier, envers la décision du gouvernement de Justin Trudeau de faire des déficits pour relancer l'économie. « En avril 2015, lorsque mon collègue Andrew Saxton lui a demandé lors d'une audience du Comité des Finances de parler des avantages pour l'économie d'un budget équilibré, M. Poloz a répondu : “Ce n'est vraiment pas notre rôle de commenter la politique fiscale. Puisque nous sommes la Banque centrale, je vais m'abstenir.” Il avait raison. Il a le devoir de demeurer impartial quand il s'agit de différents types de politiques fiscales qui devraient être mises en oeuvre. Il n'a pas d'affaire à faire l'éloge d'un type de solution plutôt qu'un autre pour stimuler l'économie. Sa responsabilité est de gérer la Banque centrale. Il a franchi une ligne et je lui suggère fortement de s'abstenir à l'avenir de s'impliquer dans la politique partisane », a conclu Maxime Bernier.
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