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Par l’Institut national de santé publique du Québec

Saint-Hilaire-de-Dorset reconnue zone endémique pour la maladie de Lyme

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29 juin 2025
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Germain Chartier
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Par Germain Chartier, Journaliste

Saint-Hilaire-de-Dorset devient la première municipalité de la Beauce officiellement reconnue comme zone endémique pour la maladie de Lyme.

Cette mise à jour de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publiée en ce mois-ci, confirme que le risque de contracter la maladie après une piqûre de tique y est désormais jugé plus élevé qu’ailleurs dans la région.

Pour les résidents et les visiteurs, cela marque un tournant important qui exige une vigilance accrue et une meilleure information sur les gestes de prévention.

Qu’est-ce qu’une « zone endémique » ?

Être inscrit sur la carte des « zones endémiques » du Québec n’est pas anodin. C’est le résultat d’années de suivi scientifique rigoureux. Les autorités sanitaires classent ainsi les municipalités où la présence de la tique à pattes noires (Ixodes scapularis) — le vecteur principal de la maladie de Lyme — est jugée suffisamment établie et préoccupante.

Plusieurs critères entrent en jeu : l’apparition d’au moins trois cas humains acquis localement au cours des cinq dernières années, un nombre important de tiques prélevées sur des humains, ou encore la détection sur le terrain de spécimens infectés par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Pour Saint-Hilaire-de-Dorset, cette nouvelle classification confirme que l’établissement de la tique et de la bactérie qu’elle transporte n’est plus seulement théorique ou occasionnel : c’est devenu un risque réel et documenté.

Ce que ça change pour les habitants et les visiteurs

Concrètement, cette reconnaissance officielle change la donne. Les piqûres de tiques doivent désormais être prises au sérieux et font l’objet de recommandations spécifiques.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches rappelle qu’en cas de piqûre, la première étape est toujours de retirer la tique le plus rapidement possible et de la conserver dans un petit pot hermétique. Cette précaution permet d’identifier l’espèce plus tard si nécessaire.

Une fois la tique retirée, il est conseillé de consulter un pharmacien. Celui-ci évaluera la pertinence d’administrer un traitement préventif à base d’antibiotiques (prophylaxie post-exposition ou PPE). À noter que cette approche n’est pas systématique : le pharmacien vérifiera si toutes les conditions sont réunies — par exemple, si la tique est restée accrochée plus de 24 h et si la consultation a lieu moins de 72 h après le retrait. La personne ne doit présenter aucun symptôme évocateur de la maladie.

Pourquoi la prudence est essentielle ?

Depuis 2017, la PPE est offerte dans certaines zones à risque du Québec. Son efficacité n’est pas absolue, mais elle peut réduire le risque d’infection quand elle est administrée rapidement.

Selon l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), le risque global de transmission de la maladie de Lyme après une piqûre de tique à pattes noires est estimé entre 1 % et 3 % dans les zones à haut risque.

Ce chiffre peut sembler faible, mais il grimpe sensiblement si la tique est restée accrochée longtemps : d’après des études menées chez l’humain, le risque de développer un érythème migrant pourrait atteindre 25 % lorsque la tique est restée sur la peau plus de 72 heures.

C’est pourquoi la rapidité de retrait est un facteur clé. Plus la tique est retirée tôt, plus le risque d’infection diminue.

Après la piqûre, les symptômes à surveiller

La maladie de Lyme ne se déclare pas toujours immédiatement. Les premiers symptômes peuvent apparaître plusieurs jours ou même des semaines après la piqûre. Le signe le plus caractéristique est l’érythème migrant : une rougeur circulaire qui s’étend lentement autour du site de la piqûre et qui dépasse généralement 5 cm de diamètre.

Mais d’autres symptômes peuvent survenir : fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires et articulaires. Non traitée, la maladie peut évoluer vers des formes plus graves, avec des atteintes neurologiques ou cardiaques.

Pour les autorités sanitaires, la prévention reste la meilleure arme. Cela passe par des gestes simples mais essentiels : porter des vêtements longs et pâles lors des activités en forêt ou dans les hautes herbes, utiliser des répulsifs homologués, et surtout inspecter soigneusement sa peau ( notamment les enfants et les animaux domestiques) après chaque sortie en nature.

L’INSPQ rappelle d’ailleurs que la maladie de Lyme n’est pas la seule infection transmise par les tiques. L’anaplasmose, la babésiose, la fièvre récurrente ou encore l’encéphalite de Powassan sont également surveillées, même si elles demeurent plus rares.

Avec cette annonce, Saint-Hilaire-de-Dorset devient la première municipalité beauceronne officiellement reconnue en zone endémique. C’est un signal clair : la maladie de Lyme n’est plus un enjeu lointain réservé à d’autres régions du Québec.

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