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Des répercussions sur la couverture de soins

CISSS de Chaudière-Appalaches: 13% de pénurie en pharmaciens

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11 février 2022
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Par Salle des nouvelles

Selon la dernière enquête annuelle de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES), le taux de pénurie de ces professionnels au Centre intégré de Santé et de Services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS) s’élève à 13 %.

En chiffres absolus, ce sont huit postes de pharmaciens d’établissements qui n'étaient pas comblés au 1er avril 2021, a fait savoir l'association par voie de communiqué de presse. Les jours de dépannage se sont quant à eux élevés à 158.

À l’échelle du Québec, environ un poste de pharmacien d’établissement sur cinq (18 %) était non pourvu.  Toujours au 1er avril 2021, l’enquête a révélé que 280 postes en équivalent temps complet (ETC) étaient non comblés et que 6238 jours de dépannage ont été requis du 1er avril 2020 au 31 mars 2021. Le recours au dépannage a donc augmenté de 735 jours comparativement à la situation au 1er avril 2020.

De plus, le manque de pharmaciens d’établissements continue de se faire sentir dans toutes les régions du Québec. Cette pénurie perdure maintenant depuis 20 ans. 

Des répercussions sur la couverture de soins
L’insuffisance de pharmaciens est d’autant plus préoccupante du fait qu’elle affecte l’ensemble de la  couverture de soins pharmaceutiques du réseau de la santé.

En effet, selon des données internes de  l’APES, de nombreux CHSLD n’ont pas de pharmaciens pour prendre en charge la pharmacothérapie des patients et la situation est tout aussi problématique pour les soins de courte durée. Par exemple, au Québec, seulement 27 % des besoins de soins pharmaceutiques des patients sont couverts en santé  mentale (clientèle hospitalisée), alors qu'ils sont couverts à 42 % dans les urgences et à 26 % pour les  patients atteints de maladies rénales, dont ceux en dialyse (clientèle des cliniques ambulatoires).  

« Tout en visant à combler les besoins actuels, il faut aussi voir venir à moyen terme et considérer ceux  que génèrent le vieillissement de la population, la multiplication des maladies chroniques et la construction  de nouvelles infrastructures en santé, comme les maisons des aînés et alternatives ainsi que les nouveaux  hôpitaux. Car on devra inévitablement créer des postes dans tous ces milieux pour répondre aux besoins  croissants », fait valoir Linda Vaillant, pharmacienne et directrice générale de l’APES. 

Solutions et collaboration
Certes, le renouvellement de l’entente de travail, entérinée par les membres de l’Association. le 20 janvier 2022,  constitue une avancée pour lutter contre la pénurie de pharmaciens d’établissements. Toutefois, la situation  est encore loin d’être résolue et pour parvenir à des solutions durables, l’A.P.E.S. souhaite travailler de  concert avec le gouvernement du Québec. 

« La nouvelle entente de travail contribuera certainement à soutenir les efforts d’attraction et de rétention  de pharmaciens en établissement. On doit cependant s’assurer en tout temps de demeurer compétitif avec  les pharmacies privées sur le plan du salaire offert aux pharmaciens salariés. Autrement, le réseau de la  santé et des services sociaux perdra des candidats », rappelle le président de l’Association,  François Paradis.

« Si l’on veut parvenir à des solutions complètes et durables, le gouvernement devra  aussi poser des gestes concrets pour valoriser la profession et encourager la réalisation de la maîtrise en  pharmacothérapie avancée. C’est primordial pour doter les établissements de santé de pharmaciens adéquatement formés dans tous les secteurs de soins où leur expertise est nécessaire. Il y a urgence  d’agir », a-t-il mentionné.

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