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Campagne de sensibilisation

Le cancer du sein n'a pas d'âge

Le cancer du sein n'a pas d'âge
Photo: Archives

Bien que l’on peut croire que le cancer du sein est plutôt rare chez les jeunes femmes, il est faux de penser cela. En effet, au Québec, il est celui qui est le plus diagnostiqué chez les 30 à 49 ans. Malheureusement, on retrouve peu de sensibilisation faite auprès d’elles.

C’est pourquoi, que la Fondation cancer du sein du Québec (FCSQ) a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation destinée à cette tranche d’âge. Elle est nommée, C’est pas juste un cancer de matante. En plus de vouloir conscientiser les jeunes femmes, le but est aussi de le faire avec les médecins de famille. La campagne se termine le 24 avril.

« Au cours des dernières années, nous avons remarqué à la Fondation que des femmes de plus en plus jeunes reçoivent un diagnostic de cancer du sein, constate Karine-Iseult Ippersiel, présidente-directrice générale de la Fondation cancer du sein du Québec. La situation est préoccupante et nous considérons qu’il est de notre devoir d’agir et de faire circuler l’information afin que les jeunes femmes se sentent concernées plus tôt par la maladie et soient vigilantes devant les signes et symptômes. C’est d’autant plus important puisque le cancer du sein s’avère habituellement plus agressif chez les jeunes femmes. »

L’utilisation du terme « matante » ne vise pas à stigmatiser les femmes plus âgées qui sont également touchées par le cancer du sein, mais plutôt à susciter une réaction et une prise de conscience chez les femmes plus jeunes. Celles-ci ont possiblement vu des femmes plus âgées de leur entourage, dont des tantes, vivre avec un cancer du sein et ne pensent pas nécessairement qu’elles sont sujettes elles aussi à en développer un. La campagne mise donc sur ce référent auquel plusieurs jeunes femmes pourront s’identifier.

Il est important de noter que le cancer du sein peut aussi toucher les hommes. Ceux-ci représentent moins de 1 % des cas au Québec. Ce 1 % est toutefois 1 % de trop, et ils sont encouragés à porter attention à leur santé.

Le cancer le plus commun

En 2021, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que le cancer du sein était désormais le cancer le plus diagnostiqué dans le monde. C’est également la cause principale de décès par cancer pour chez les personnes de 30 à 49 ans (17 %) sont dus au cancer du sein.

Malheureusement, les jeunes femmes peuvent avoir tendance à ne pas se sentir concernées par la maladie, ce qui contribue à alimenter le problème. C’est ce qui a motivé la FCSQ à créer cette nouvelle campagne de sensibilisation, qui vise à encourager les jeunes femmes et leurs médecins de famille à s’informer, à ouvrir la discussion avec leur entourage et à être vigilants face aux signes et symptômes du cancer du sein. En pratiquant l’observation des seins, comme le recommande la Fondation, les femmes apprendront à connaître leurs seins et seront capables de reconnaître les changements récents et persistants qui méritent une investigation plus approfondie. Grâce à cette vigilance, elles pourront prendre action rapidement en consultant leur médecin de famille ou en appelant la FCSQ pour obtenir du soutien.

Ambassadrice

La scénariste, autrice et comédienne Sarah-Maude Beauchesne a choisi de s’impliquer en tant qu’ambassadrice de la campagne de sensibilisation pour aider à faire connaître cette réalité et à encourager les femmes de son entourage et de sa communauté à être à l’écoute de la santé de leurs seins.

« À presque 32 ans, j’ai besoin de prendre conscience que le cancer du sein peut m’atteindre moi aussi, là, maintenant, explique Sarah-Maude Beauchesne. J’ai besoin de rester alerte, de passer le mot, d’en parler avec mes amies, avec mes sœurs, pour qu’ensemble on prenne soin de nos seins. »

Peu de prise en charge

Au Québec, le Programme québécois de dépistage en cancer du sein débute à 50 ans. À chaque deux ans, elles ont accès à une mammographie de dépistage. Malheureusement, celles en bas de cet âge n’y ont pas droit.

Il est important de rappeler qu’en posant un diagnostic de cancer du sein plus rapidement, les chances de survie augmentent. Par exemple, pour un cancer du sein traité à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans est de 99 %.

Selon Émilie Jubinville, une jeune femme ayant combattu un cancer du sein triple négatif à l’âge de 27 ans : « L’observation des seins, c’est essentiel pour la santé des femmes. Il ne faut pas prendre pour acquis que ça arrive juste aux autres. Plus on est jeune, plus c’est agressif, plus c’est important. Deux minutes dans ta semaine. Ça peut te sauver la vie. »

Les statistiques actuelles indiquent qu’au Québec, si la tendance se maintient, une femme sur huit (8) développera un cancer du sein au cours de sa vie, et une femme sur 34 en mourra.

Soutien en Beauce 

Les Beaucerons atteints d’un cancer et leurs proches aidants peuvent trouver un soutien auprès de l’organisme du Groupe Espérance et Cancer à Saint-Georges. Ils pourront trouver un milieu de vie, un réseau d’entraide et d’action ainsi que des activités favorisant leur prise en charge et l’amélioration de leur qualité de vie physique et psychologique.

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