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Blogue Société historique Sartigan, par

29 août 2021 - 04:00

L'institut familial du couvent du Bon-Pasteur

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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Si vous allez parfois à la bibliothèque municipale, alors vous connaissez le Centre culturel Marie-Fitzbach. Ce bel édifice était autrefois le couvent des soeurs du Bon-Pasteur, près de l'église à Saint-Georges ouest. Il ouvrit officiellement ses portes en septembre 1881. Incendié en 1923, il fut reconstruit dès l'année suivante. Des milliers d'étudiantes l'ont fréquenté au cours de son histoire. L'enseignement ménager y a été officiellement établi en 1912. En 1928, le conseil de l'Instruction Publique l'a reconnu officiellement et lui a décerné le titre d'École Ménagère Régionale. Ce nom fut remplacé en 1948 par l'École Supérieure d'Enseignement Ménager. Puis en 1950, ce qui était aussi parfois appelé «l'École de bonheur» a pris le nom officiel d'Institut Familial (photo 1). C'était davantage un institut de formation plutôt que d'instruction. On offrait alors aux jeunes filles qui avaient complété leur neuvième année la possibilité de suivre soit le cours régulier, d'une durée de 4 ans (10e à 13e année), qui était offert uniquement aux pensionnaires. C'était une formation incluant des cours théoriques et pratiques intensifs axés sur les arts familiaux tels la cuisine (photo 2), le tissage (photo 3), la couture (photo 4) etc. En seconde option, le cours familial, qui était consacré davantage sur les aspects pratiques plutôt que théorique des sciences ménagères. L'Institut Familial a connu un essor et une renommée au delà des frontières beauceronnes. Il y avait bien sûr des élèves de Saint-Georges, mais certaines venaient d'aussi loin que de Chicoutimi, l'Islet, Matane, Québec, Lac-Mégantic East Angus, Pont-Briand et même du Nouveau-Brunswick. Il en coûtait environ 50$ par mois en frais de scolarité et de pensionnat aux élèves qui le fréquentaient. Une photo des finissantes vers 1953 (photo 5). Tout alla bien pendant plusieurs années. Photo 6, les finissantes de 1960 et photo 7 celles de 1967-68. La création du Ministère de l'Éducation en 1964 sonna le début de la fin pour l'Institut familial, qui poursuivit son enseignement pendant encore quelques années, puis ferma vers 1970. Les locaux furent loués à la Commission Scolaire. Après plus d'un siècle d'enseignement féminin, la vocation de ce bâtiment historique fut totalement changée en 1995 lorsqu'il est devenu le Centre Culturel. Les religieuses ont pris la route des écoles publiques et ont continué d'y enseigner. Puis l'heure de la retraite est arrivée et les soeurs se sont retirées graduellement selon leur âge et leur capacité de continuer. Certaines ont résidé au Foyer du Bon-Pasteur, adjacent au couvent (photo 8). Les dernières ont définitivement quitté le Foyer en 2010. La fin d'une épopée qui a duré près de 140 ans. La partie logeant le Foyer a été démolie au mois de mai 2015. Heureusement, on a conservé le couvent qui a été rénové et réaménagé en bibliothèque et centre culturel (photo 9). La Société Historique Sartigan y a ses locaux, au 4e étage.

Photos du fonds des Soeurs du Bon-Pasteur sauf les deux dernières qui sont de Jean-Frédéric Chrétien. Texte et recherches de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  [email protected]

facebook.com/shsartigan

 

 

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  • Voici les noms des étudiantes qu'on voit à la 2e photo: Les «championnes» du cours de cuisine en 1965. Elles ont toutes participé au grand concours culinaire provincial Five Roses entre 1963 et 1965. Seulement deux ont gagné au provincial et se sont rendues en finale à Toronto, Louise Boucher en 1963 et Diane Doyon en 1965. Voici les noms, de gauche à droite: Diane Doyon, Louise Boucher, Monsieur Five Roses, Paulette Lacasse, Odette Fecteau, Michèle Quirion, Denise Bernard, Francine Lessard assise et Jocelyne Tanguay. Les religieuses, de gauche à droite: Soeur Ste-Martine professeure d'art culinaire, Mère St-Alphonse directrice et la dernière: Mère Supérieure. De bien belles dames qui ont dû devenir de grandes cuisinières.
    Pierre Morin, Société Historique Sartigan - 2021-09-03 16:36