3e lien: des caquistes mettent la pression sur le ministre Julien

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Après que le ministre des Transports, Jonatan Julien, eut laissé entendre que la course à la succession de François Legault pourrait retarder le troisième lien, des députés caquistes lui mettent de la pression pour que le projet avance.
«On ne doit pas reculer. On ne peut pas reculer. On a fait une promesse aux citoyens. (...) On a joué dans le mauvais film de la tergiversation. C’est terminé», a tranché la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, en mêlée de presse mercredi à l’Assemblée nationale.
Cette dernière appuie Bernard Drainville dans la course à la chefferie. Le député de Lévis est un ardent défenseur du troisième lien. Or, sa rivale, Christine Fréchette, s’est montrée plus tiède sur le projet, indiquant qu’elle voulait consulter davantage avant de prendre position.
«Le gouvernement du Québec s'est engagé à construire un troisième lien. On doit aller de l'avant. On va aller de l’avant. Il est hors de question qu'on recule sur ce point-là», a, pour sa part, affirmé la ministre et députée des Chutes-de-la-Chaudière, Martine Biron.
Mardi, en entrevue au quotidien «Le Soleil», Jonatan Julien a affirmé: «Si le projet n’est pas consensuel, comment je peux demander à des consortiums sérieux de travailler là-dessus (...) Le marché, là, il va dire, hey, quand vous serez décidés, vous me le direz.»
Mercredi, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale, le ministre des Transports s’est montré beaucoup plus sibyllin.
«Le dossier du lien interrives chemine. Il n'est pas arrêté. Il n’est pas sur pause (...) Pour aller au marché, ça prend certaines conditions», a-t-il dit, sans préciser en quoi consistaient lesdites conditions.
Le gouvernement évalue que son projet de pont tunnel pourrait coûter entre 7 et 11 milliards $.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne