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Arrestation d'un suspect en lien avec les coups de feu au consulat américain

durée 16h48
18 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

TORONTO — Un suspect de 19 ans recherché dans le cadre des coups de feu tirés vers le consulat américain de Toronto en mars dernier a été arrêté, a annoncé jeudi la police alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations sur une série de fusillades commises dans toute la ville et qui auraient été orchestrées par des réseaux de tueurs à gages.

La police a indiqué avoir été appelée au consulat américain situé sur l’avenue University le matin du 10 mars, après que deux suspects eurent prétendument tiré plusieurs coups de feu en direction du bâtiment avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule volé.

Des images de vidéosurveillance ont ensuite montré les suspects en train de participer à une fusillade sur le bâtiment et d’en filmer la scène avec leurs cellulaires, a précisé la police. Personne n’aurait été blessé à l’intérieur du consulat.

La police a annoncé mardi avoir arrêté Sheldon Tracy-Stewart, 18 ans, pour plusieurs chefs d’accusation liés à cette fusillade. Elle recherchait également Zara Jabbi, 19 ans.

Jabbi a été arrêté mercredi, a indiqué la police, et il est notamment accusé d’avoir attaqué les locaux de personnes bénéficiant d’une protection internationale, de possession d’une arme à feu chargée interdite ou soumise à restriction, et de vol de véhicule à moteur.

Un policier tué une semaine auparavant

Son arrestation intervient alors que la police poursuit son enquête sur des dizaines de fusillades dans la région du Grand Toronto qui seraient liées à des réseaux de tueurs à gages, et après qu’un agent a été tué la semaine dernière lors d’une descente liée à cette affaire.

L’agent Marc Pinizzotto, âgé de 43 ans, a été tué par balle alors que des agents effectuaient une perquisition dans le cadre de l’enquête. La police a précisé que les faits s’étaient déroulés dans un immeuble d’habitation situé au nord-ouest de la ville et que M. Pinizzotto était décédé plus tard à l’hôpital.

L’homme accusé d’avoir tiré sur M. Pinizzotto, Nicholas Bennett, âgé de 19 ans, a été blessé par balle par la police et sera inculpé de meurtre au premier degré, ainsi que d’infractions liées à deux autres fusillades, a précisé la police.

Le chef de la police de Toronto, Myron Demkiw, a indiqué mardi lors d’une conférence de presse que des réseaux criminels «à plusieurs niveaux» auraient recruté des jeunes pour commettre des crimes.

Des réseaux similaires ont également pris pour cible des synagogues et des écoles juives de la ville, et la police collabore avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la police fédérale américaine (FBI) pour identifier les commanditaires de ces fusillades, a précisé M. Demkiw.

«Par l'intermédiaire d’applications de messagerie cryptées, des jeunes sont recrutés pour mener des attaques contre diverses cibles», a expliqué M. Demkiw. Il a ajouté que les personnes à l’origine de ces réseaux «veulent semer la peur» au sein des communautés, notamment au sein de la communauté juive.

«Pour être payés, ils doivent filmer leurs attaques. Qui finance tout cela ? C’est ce que nous essayons de déterminer», a-t-il dit.

Ruby Sahota, secrétaire d’État chargée de la lutte contre la criminalité, a déclaré mercredi devant la Chambre des communes que les personnes qui ont récemment tiré des coups de feu dans des synagogues avaient été recrutées et rémunérées par une «entité étrangère».

Mme Sahota a fait ces déclarations en réponse à une question concernant le projet de loi du gouvernement sur «l’accès légal», qui vise à aider la police et les services de renseignement à naviguer dans l’univers numérique. Son cabinet n’a pas immédiatement répondu à une question concernant ses propos.

M. Demkiw a indiqué que les agents avaient saisi deux armes à feu lors de leur opération de la semaine dernière, notamment un pistolet de neuf millimètres et un pistolet de calibre .45, tous deux provenant des États-Unis. Les enquêteurs pensent que ces armes à feu sont «échangées» au sein des réseaux et utilisées lors de différentes fusillades.

— D’après des informations fournies par Jim Bronskill à Ottawa.

Rianna Lim, La Presse Canadienne

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