Charles Milliard «plus récalcitrant» au gaz de schiste, mais ouvert au nucléaire

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, se montre ouvert à l'énergie nucléaire, mais «plus récalcitrant» à l'exploitation du gaz de schiste. Il estime toutefois que la priorité doit aller avant tout au développement de projets hydroélectriques, solaires ou éoliens.
Selon M. Milliard, si l'État veut générer plus de revenus, «on a besoin du oui économique au Québec».
«Il faut être ouvert à différents projets», a-t-il dit en mêlée de presse, à l'issue d'un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), vendredi.
L'extraction du gaz de schiste du sol québécois ne fait pas partie, «pour l'instant», des projets que le chef libéral mettrait de l'avant s'il devenait premier ministre.
«Je pense que les Québécois n'en sont pas là en ce moment. Il y a d'autres partis qui ont resoulevé cette question-là. Et pour l'instant, moi, j'aimerais qu'on focusse sur les projets hydroélectriques, sur les projets éoliens, sur des projets solaires. Il y a beaucoup à faire pour générer davantage d'énergie au Québec», a soutenu M. Milliard.
«Le gaz de schiste, je suis beaucoup plus récalcitrant, parce que je pense vraiment que les Québécois ne sont pas du tout là. Il y a eu des lois pour freiner, stopper l'exploration, même stopper évidemment la production. Alors, ce n'est pas au top de mes priorités», a ajouté plus tard le chef libéral.
Interrogé à savoir s'il était favorable à un retour de l'énergie nucléaire au Québec, M. Milliard n'a pas fermé la porte.
«Le rôle du gouvernement, le rôle des décideurs, c'est d'être des développeurs de projets. Alors moi, à ce stade-ci, je ne suis pas en défaveur du nucléaire. Je pense juste que ce n'est pas la priorité en ce moment», a-t-il affirmé, répétant que des projets en énergies renouvelables sont sur la table.
«Mais l'énergie nucléaire fonctionne très bien dans plusieurs pays. D'ailleurs, le Canada a une expertise là-dedans. Elle fonctionne très bien en France, en Allemagne, aux États-Unis. Alors, ce ne serait pas mon rôle d'être contre à ce stade-ci», a poursuivi M. Milliard.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne