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Coupe du monde: la police de Toronto saisit plus de 16 000 produits contrefaits

durée 19h53
1 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

TORONTO — La police de Toronto a annoncé lundi l'arrestation de deux personnes à la suite de la saisie de plus de 16 000 articles de soccer contrefaits, tandis qu'un avocat spécialisé en propriété intellectuelle exhorte les détaillants et les consommateurs à n'acheter qu'auprès de vendeurs de confiance et à signaler tout cas de fraude présumé.

La police a indiqué que son enquête avait débuté le mois dernier après qu'un cabinet d'avocats local spécialisé dans la protection des marques eut reçu une plainte concernant des produits contrefaits.

La police a affirmé qu'un entrepôt situé à Mississauga, en Ontario, contenait une grande quantité de contrefaçons, notamment des maillots, des casquettes et des drapeaux, et que les accusés fournissaient ces produits à des magasins de détail.

«Il s’agissait d’une opération à grande échelle visant à exploiter les fans et à tirer profit de leur amour du sport», a indiqué le chef adjoint Robert Johnson lors d’une conférence de presse lundi.

La police a indiqué que les agents avaient perquisitionné l'entrepôt et les remorques sur place et saisi plus de 16 000 maillots et drapeaux contrefaits prétendant être des marques de renom, notamment Puma, Nike et Adidas, ainsi que deux trophées de la Coupe du monde de la FIFA contrefaits.

Le commissaire David Ecklund a indiqué que les articles provenaient de l’étranger, sans toutefois préciser leur origine exacte. Compte tenu de l’ampleur de la saisie, les enquêteurs estiment que les accusés menaient cette opération «depuis un certain temps».

«Les gens se rendent dans les magasins en pensant acheter un article authentique, un maillot ou un équipement sportif, ils paient le prix fort comme s’il s’agissait d’un produit authentique, mais ils se retrouvent avec une contrefaçon», a-t-il expliqué.

M. Ecklund a ajouté que les contrefaçons constituent un «problème bien connu» lors des grands événements sportifs, notamment la Coupe du monde de la FIFA.

«Pour les criminels, c’est un crime d’opportunité, car ils savent que les gens veulent soutenir leur équipe favorite et ils profitent de cet engouement.»

Un homme de 41 ans de Milton, en Ontario, et un homme de 62 ans de Mississauga font chacun face à plusieurs chefs d’accusation, notamment de fraude de plus de 5000 $ et de vente de marchandises ou de services dans l’intention de tromper ou de frauder.

David Lipkus, avocat spécialisé en propriété intellectuelle au sein du cabinet Lipkus Law, qui a déposé la plainte, a relevé qu'il existait de multiples moyens pour les consommateurs et les détaillants de vérifier l'authenticité des articles de sport.

«Si vous faites des achats en ligne sur des places de marché tierces ou via les réseaux sociaux, commencez par vérifier le prix. Une marque haut de gamme vendue à un prix défiant toute concurrence n’est pas une bonne affaire, c’est un signal d’alarme», a-t-il mentionné lors de la conférence de presse.

Me Lipkus a ajouté que les étiquettes comportaient souvent des fautes d’orthographe, ou que les matériaux n’étaient pas de la même qualité que ceux des produits authentiques. Les consommateurs devraient également consulter le site web de la marque pour savoir où acheter les articles localement, a-t-il précisé.

«Les clients ne veulent pas acheter ces produits de mauvaise qualité. Ils ne fonctionnent pas de la même manière. Ils n’ont pas été testés pour la sécurité, et les matériaux qui les composent peuvent nuire au consommateur», a précisé l'avocat.

Me Lipkus a indiqué que si quelqu’un pense avoir acheté des contrefaçons à son insu, il doit le signaler à la police et au Centre canadien de lutte contre la fraude.

«La contrefaçon n’est pas un crime sans victime. Elle finance des réseaux illicites et compromet votre sécurité», a déclaré M. Lipkus.

Rianna Lim, La Presse Canadienne

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