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Des questions subsistent dans l'enquête sur la tuerie de Tumbler Ridge

durée 14h41
16 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

TUMBLER RIDGE — L'enquête sur la tuerie qui a fait neuf morts la semaine dernière à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, est entrée dans une nouvelle phase après que la police a levé les scellés sur les deux scènes de crime.

Bien que les forces de l'ordre affirment que la seule suspecte connue dans cette affaire, Jesse Van Rootselaar, âgée de 18 ans, s'est suicidée mardi alors que la police arrivait, des questions subsistent.

Vendredi, des agents ont interrogé plus de 80 élèves, enseignants et premiers intervenants, et d'autres interrogatoires sont en cours. Ils recueillent également des preuves numériques, notamment des vidéos tournées à l'école, des images de vidéosurveillance et des vidéos provenant des caméras portées par les policiers.

Voici ce qui a été révélé sur l'enquête jusqu'à présent:

LES SCÈNES DE CRIME

Samedi, le ruban de police a été retiré de la maison que Van Rootselaar partageait avec sa fratrie et sa mère, Jennifer Jacobs, qui avait cinq enfants. C'est dans cette maison que la police a trouvé les corps de Mme Jacobs et d'Emmett Jacobs, 11 ans, le demi-frère de Van Rootselaar.

La police a également terminé son enquête à l'école secondaire de Tumbler Ridge, située à environ 1,6 kilomètre de la maison familiale, où Van Rootselaar a tué par balle 5 enfants âgés de 12 et 13 ans ainsi qu'une membre du personnel d'enseignement.

La Gendarmerie royale du Canada affirme que les derniers instants de la tuerie ont été filmés dans l'école. Le commissaire adjoint de la GRC, Dwayne McDonald, a indiqué vendredi que la vidéo montrait une dernière rafale de coups de feu, qui ne visait aucune personne, avant que Van Rootselaar ne se suicide. La vidéo n'a pas été rendue publique.

LES ARMES

La GRC a noté qu'un fusil de chasse non enregistré a été utilisé pour tuer Jennifer et Emmett Jacobs. La police avait précédemment saisi des armes à feu dans la maison en vertu du Code criminel et les avait rendues à leur propriétaire originel à sa demande. M. McDonald a précisé que le fusil de chasse n'avait jamais été saisi. Une deuxième arme trouvée dans la maison fait également l'objet d'une enquête, et d'autres armes ont été saisies.

Une photo publiée l'année dernière sur les réseaux sociaux par Jennifer Jacobs, qui détenait un permis de port d'arme, montrait au moins six armes longues, dont ce qui semble être un fusil de chasse. Les fusils de chasse n'ont pas besoin d'être enregistrés si leur propriétaire dispose d'un permis de possession et d'acquisition valide.

Selon la police, Van Rootselaar a apporté deux armes à l'école, une arme longue et un fusil modifié, qui avait auparavant été signalé comme étant un pistolet modifié. L'arme à feu principale utilisée dans les meurtres commis à l'école n'avait jamais été saisie par la police. M. McDonald a refusé de la décrire vendredi, en raison de son «origine inconnue». Il a déclaré que les enquêteurs cherchaient à déterminer si d'autres parties étaient impliquées «dans l'acquisition de cette arme».

M. McDonald a indiqué que Van Rootselaar avait un permis de port d'arme qui expirait en 2024 et qu'aucune arme n'était enregistrée à son nom.

SANTÉ MENTALE

M. McDonald a révélé la semaine dernière que la police s'était rendue au domicile de Mme Jacobs «à plusieurs reprises» au cours des dernières années, en raison de préoccupations concernant la santé mentale de Van Rootselaar. La tireuse avait été appréhendée au moins deux fois en vertu de la loi sur la santé mentale de la Colombie-Britannique et avait été emmenée à l'hôpital «dans certaines circonstances».

M. McDonald a déclaré ne pas savoir si Van Rootselaar recevait des soins au moment des attaques.

LE MOTIF ET LES VICTIMES

La police a indiqué que Van Rootselaar ne semblait pas viser des victimes spécifiques. M. McDonald a affirmé qu'elle était «à la chasse».

Van Rootselaar était prête et visait toutes les personnes qu'elle pouvait rencontrer, a expliqué M. McDonald vendredi.

Van Rootselaar n'avait aucun lien avec les victimes de l'école, mais sa mère était une amie de la mère de Maya Gebala, 12 ans, qui est gravement blessée et hospitalisée.

La police a déclaré la semaine dernière qu'elle ne disposait d'aucune information indiquant que Van Rootselaar avait été victime d'intimidation à l'école et que les agents n'avaient trouvé aucune note. Van Rootselaar avait quitté les études il y a quatre ans. Elle était transgenre et avait commencé sa transition il y a environ six ans, a noté M. McDonald.

Les autopsies des victimes, et celle de la tireuse, devaient être terminées dimanche.

La Presse Canadienne

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